Nos Pyrénées

Secrets de la neige de culture.

Écrit par Super User. Publié dans Nos Pyrénées.

           Pour fabriquer de la neige de culture, on utilise des ressources durables : simplement de l’eau et de l’air. La quantité de neige produite correspond grosso modo à deux fois la quantité d’eau. Lorsque le canon projette la neige, elle a une densité de 500 kg/m3 alors que l’eau est à 1000 KG/m3.

La neige de culture coûte cher aux stations : d’abord l’eau puisqu’elles doivent s’acquitter d’une taxe. Mais c’est surtout l’électricité qui revient cher même s’il y a eu d’énormes progrès réalisés sur le matériel. Les nouveaux « enneigeurs » demandent 30% d’énergie en moins pour fabriquer le même volume de neige.

Le public doit savoir que les stations de sport d’hiver produisent de la neige de culture pas pour se faire plaisir mais pour sécuriser l’activité du ski qui représente des revenus économiques très importants pour les populations des villages de montagne. Moins les usines à neige fonctionnent, mieux les stations se portent. Lorsqu’une station utilise son usine à neige, les frais de fonctionnement augmentent considérablement pendant la saison mais aussi à moyen ou long terme le matériel vieillit et remplacer le parc à canons devient inéluctable.

Au point de vue écologique, il faut rassurer les amoureux de la nature que la neige de culture est devenue une production totalement naturelle. Si au début, il y a une trentaine d’années, on ajoutait dans l’eau des additifs, aujourd’hui, en France ce n’est plus le cas. Quand à l’eau employée, elle représente des prélèvements corrects dans un milieu montagnard où la neige naturelle blanchit régulièrement, pendant la saison hivernale, les hauts sommets et les flancs des massifs montagneux ce qui se traduit lors de la fonte, au printemps, par des centaines de milliers de mètres cubes d’eau.

Les Pyrénées catalanes accueillent sur ses pentes une palette de stations de sport hiver à vocation familiale ou au prestige affirmé depuis très longtemps. Font-Romeu- Pyrénées 2000, la plus prestigieuse de toutes, table sur 540 000 m3 pour la saison, ce qui ne veut pas dire qu’elle utilisera la totalité. Elle pompe dans le réservoir des Bouillouses contenant 17 millions de m3, soit 3,17 %. Sur le Cambre d’Ase, station bien plus modeste, l’eau est aspirée et restituée sur ses versants, c’est un cycle aussi. En Capcir, Les Angles, grand domaine skiable, puise l’eau du lac artificiel de Matemale dans les mêmes conditions que Font-Romeu.

En fait, pour la fabrication de la culture de la neige l’eau prélevée est restituée, c’est tout simplement le cycle immuable de l’eau : évaporation, condensation, précipitation.