Histoires du monde

La création des mers.

Écrit par Super User. Publié dans Histoires du monde.

          Les mers et océans ont toujours fasciné nos ancêtres. Cette masse d’eau phénoménale qui s’échoue inlassablement sur les côtes tantôt avec une férocité sauvage, tantôt apaisée et vertueuse, toujours généreuse, est une inimaginable source de légendes et de mythes aquatiques. De merveilleux récits que se racontaient les gens de la mer à la veillée. A quelques détails près, elles s’apparentent chez tous les peuples marins.

Un jour une île émergea au milieu de l’océan Pacifique. Pour expliquer ce phénomène une légende raconte que le vieux Morm pêchait lorsque son hameçon accrocha un objet très lourd. Il ne parvenait pas à le hisser hors de l’eau et pourtant ce baroudeur de la mer avait l’habitude d’attraper de grosses baleines. Alors il attacha sa ligne à un pigeon, qui, en s’envolant, tira de la mer, une longue bande de terre. En fait deux grandes îles toute en longueur sur lesquelles des Maoris s’installent amenant leurs coutumes mais ce sont les explorateurs européens qui donnent à cette nouvelle conquête le nom de Nouvelle-Zélande. Aujourd’hui, cette île immense est un pays de grands marins.

L’océan était contenu dans un arbre gigantesque, racontent les peuplades Catio que l’on trouve dispersées dans plusieurs régions des Antilles et d’Amérique du Sud. Un jour, un écureuil un peu beaucoup sorcier mit à terre l’arbre originel et, de ses grosses branches jaillirent des fleuves, de ses rameaux des rivières. Puis du tronc s’écoula l’océan, provoquant un véritable déluge ! Les hommes se trouvaient en grand danger d’être noyés, lorsque Caragabi, leur ancêtre mythique vint à leur secours, disposa d’énormes rochers pour endiguer les flots impétueux, ce qui forma les continents actuels.

Une légende, que l’on retrouve tout au long des côtes de la Manche jusqu’aux pays scandinaves, nous raconte qu’un capitaine terre-neuvas déroba à un sorcier un moulin enchanté qui obéissait aux ordres pour moudre ce qu’on lui demandait. Arrivé en pleine mer, le capitaine lui ordonna de moudre du sel ; l’appareil se mit en marche, mais son nouveau propriétaire avait oublié la formule qui l’arrêtait. Au bout d’un certain temps, le poids du sel fit couler le bateau au fond de la mer, où le moulin continua et continue toujours son travail !

Pour certaines peuplades du Mississipi, c’est l’écume de la mer qui donna naissance aux continents. Elle s’amassa autour d’une tortue qui nageait et forma ainsi les premières terres. Les Kalmouks, descendants des Mongols, croient aussi que leur sol vient d’une condensation de l’écume de mer.

Le dieu japonais Izanaqui survolait les vagues et les sondait de son javelot, à la recherche d’un rocher où se poser. Il fit rejaillir des gouttes d’eau salée dont la cristallisation forma les colonnes qui, croyait-on, soutenaient le monde.

Selon les Hurons, Indiens habitant un territoire à cheval sur le Canada et les Etats –Unis, la mer jaillit un jour des flancs d’une immense grenouille qu’incisa le dieu Iskeba afin d’irriguer la terre aride. Pour les Grecs pythagoriciens, elle naquit d’une larme du dieu Cronos.

Plutarque croyait qu’elle était la sueur de la terre échauffée par le soleil et expliquait ainsi qu’elle soit salée. Car disait-il à l’origine, l’eau de la mer était douce comme celle des rivières ; puis quelque chose arriva, qui lui apporta du sel !

Sous d’autres latitudes, d’autres composantes nous expliquent comment est née la mer. Pour les Mélanésiens, toute l’eau dont l’homme pouvait étancher sa soif se trouvait dans un trou recouvert d’une étoffe afin que le précieux liquide ne s’évapore. Mais deux frères voulurent voir ce que l’étoffe cachait ; ils se disputèrent pour établir qui regarderait le premier, chacun tirant de son côté. Et plus ils tiraient, plus l’étoffe se déchirait, et plus la mer s’agrandissait !

Dans un monde où le rêve n’a plus sa place, régenté par une société matérialiste et blasée, ces histoires du monde du silence sont rafraîchissantes. 

 

Un oiseau de mer survole le golfe du Lion au-dessus d'une quantité d'eau phénoménale. La Méditerranée est un bassin aquatique superbe aux tons changeants (un dégradé de bleus en passant par un dégradé de verts) qui nous paraît, à nous riverains, immense alors que "Nostra Mar" est une mer de petite taille à l'échelle du monde qui couvre moins de 1% de la surface totale des mers et océans de notre planète. 

La surface de la Terre est couverte de 70% d'eau environ. On distingue deux sortes d'eau, l'une est salée, l'autre douce. L'eau salée se trouve à 97% dans les mers et océans, l'eau douce 3% environ dans les lacs, fleuves, rivières et nappes aquifères sous terre mais les trois quart (3/4) sont bloqués dans les glaciers et la banquise L'eau salée est pratiquement inutilisable pour les besoins de l'homme. Le réchauffement climatique joue avec les incertitudes : il alterne les périodes de sécheresse (pénurie de pluie ou de neige) dans certaines régions, d'autres contrées subissent des inondations, de violents cyclones, ailleurs la démographie galopante aggrave la situation. Moins de 1% (environ) d'eau douce est disponible pour survenir aux besoins des humains, des animaux et de la flore. Une toute petite quantité qu'il faut préserver des petites et grandes pollutions que provoquent les activités anthropiques.