Plastisphère, ques a co ?

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

   L’homme a créé un véritable écosystème artificiel qui se développe sur les débris de plastiques présents dans tous les océans de la planète que les scientifiques appellent la plastisphère. Un mot nouveau qui fait déjà parler de lui mais qui va amplifier dans les prochaines années tant il cause, déjà, des ravages dans l’environnement aquatique. Si rien n’est fait, un bouleversement phénoménal est en route !

Chaque année 300 millions de tonnes de plastiques divers sont fabriqués sur notre Terre, 10 % de cette énorme masse se retrouvent dans les océans. Ce phénomène se développe depuis 60 ans, il est issu des plastiques laissés sur le littoral : tongs, jouets, équipements de plongée, filets de pêche, d’autres abandonnés dans la nature comme : les sacs à usage unique, les bouteilles en PVC, briquets, brosses à dents, stylos, emballages, tissus synthétiques, que les cours d’eau et les orages se chargent de véhiculer vers la mer. Après plusieurs années de dérive, sous l’effet de l’eau salée et du soleil, fouettés par les vents, brassés par les flots de la mer en continuel mouvement, ils se décomposent en minuscules miettes, pratiquement invisibles à l’œil nu ; portés par les courants océaniques, ils s’accumulent en immenses plaques dans l’océan. Ils sont vite colonisées par des organismes microscopiques dont un grand nombre sont inconnus des scientifiques. Un nouvel écosystème a même été découvert : il s’agit d’un véritable nid à microbes.

Le plastique constitue une grave menace pour la biodiversité : il suscite blessures et étouffements chez les animaux qui l’ingèrent et plus largement il crée un réel déséquilibre au sein de notre environnement. On estime, déjà, qu’environ 100 000 mammifères marins et 1 million d’oiseaux meurent chaque année, piégés ou empoisonnés par ces débris. Les chercheurs travaillent pour savoir dans quelle mesure ces détritus renvoient dans la mer les composants chimiques des plastiques (hydrocarbures, métaux lourds, PCB, bisphénol A, etc.). Les études et analyses scientifiques vont permettre de mieux cerner les conséquences d’une telle contamination. Les dommages environnementaux causés, une fois encore par la désinvolture des hommes, sont considérables. Si rien n’est fait pour endiguer cette catastrophe sans précédent, d’ici 20 ans, la superficie totale atteindra la taille de l’Europe car cette soupe de plastiques ne s’évapore pas ! Cette pollution nous concerne tous car elle provient essentiellement de nos comportements, de ce que nous jetons autour des fleuves et rivières ; il est urgent de repenser notre mode de consommation ! En 1950, la production de plastiques s’élevait à 1,5 million de tonnes. En 2009, cette production se chiffrait à 230 millions de tonnes. En 2014, les usines crachent 300 millions de tonnes. A cette échelle il est très difficile sinon impossible d’éradiquer ce fléau, le plus important reste la prévention à faire en amont concluent les chercheurs.

L’homme change la mer, la mer change les poissons.

Horizon 2015.

Objectifs du Millénaire pour le Développement : horizon 2015.

Au sommet des Nations Unies pour le Millénaire de 2000, les chefs d’Etats et de gouvernements ont énoncé une série d’objectifs destinés à réduire l’extrême pauvreté et accroître la liberté de l’homme.

Les Objectifs du Millénaire le Développement en ce qui concerne l’eau :

Ÿ  Au moins 900 millions de personnes ont besoin d’avoir accès à de l’eau et 1,3 milliard à une hygiène publique d’ici à 2015.

Ÿ  La réduction de la diarrhée permettrait de faire gagner 272 millions de journées de fréquentation scolaire, surtout en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud.

Ÿ  La réduction de diarrhée permettrait de faire gagner 3,2 milliards de journées de travail aux tranches d’âge 15-59 ans.

Ÿ  Le fait d’atteindre l’objectif de l’eau et de l’hygiène publique permettrait d’économiser 1,7 milliard de dollars par an, consacrés à soigner les maladies infectieuses transmise par l’eau.

Ÿ  Si le monde parvient à obtenir un accès universel à l’eau et à l’hygiène d’ici 2015, c'est éviter 2 millions de décès au cours de la prochaines décennie.

Les OMD reposent sur une idée simple : l’extrême pauvreté et les grandes disparités sur le plan des possibilités ne sont pas des fatalités dans le monde mais des problèmes qui peuvent être résolus. Si nous réussissons, nous auront accompli un pas de géant en direction du développement humain. Si nous ne parvenons pas à réaliser les OMD, notre sécurité et notre prospérité collectives s’en ressentiront. La double question de l’eau potable et d’une hygiène adéquate est inextricablement liée au succès des OMD. Des progrès soutenus dans les 2 domaines sont nécessaire à la réalisation de chacun des objectifs.

En cette année 2015, date buttoir, on peut affirmer que les Objectifs du Millénaire pour le Développement de l’année 2000 ne seront pas atteints, loin sans faut !

La gestion de l'eau ? 

un défi pour demain à traiter aujourd'hui.

Avant le sacre de l'auto.

Dès 1896, Svante Arrhenius (1859-1927) illustre savant suédois chiffrait qu'un doublement de la quantité de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère augmenterait de 4°C la température moyenne de la planète. Ce chimiste parlait des émissions de gaz de l'industrie, avant l'avènement de l'automobile et des transports routiers. Depuis sa vision futuriste s'est considérément confortée !
Ce qui n'était, il y a peu encore qu'un sujet de conversation futile de citoyens, est aujourd'hui au centre des discutions aux sommets internationaux composés de scientifiques, d'industriels et de chefs d'Etats.
Les scientifiques contemporains envisagent pour la fin du XXIème siècle une augmentation de la température comprise entre plus 2 et plus 6°C. La complexité des interférences autorise une relative souplesse. Le rythme et l'importance restent à définir.
D'autres gaz à effet de serre ont vu leur concentration augmenter depuis la révolution industrielle. Il s'agit du dioxyde de carbone (CO2), du méthane CH4) du protoxyde d'azote (N2O) et de tout un ensemble de gaz plus rares, dont ceux appelés gaz halogénés. Paradoxalement, le CO2 est l'un des moins puissants des gaz à effet de serre. Notre société énergivore est devenue dépendante des énergies fossiles, pétrole, gaz et charbon représentes environ 80 % de notre énergie. La pénurie de pétrole, ce qui n'est pas pour demain matin, ne résoudra pas le problème.
Les catastrophes exceptionnelles que l'on qualifiait de « naturelles » ne le sont plus, elles sont de plus en plus nombreuses, de plus en plus brutales, de plus en plus violentes. Le cadre de vie de millions de personnes et un éventuel déplacement forcé est en jeu, Les productions agricoles et industrielles sont peu à peu bouleversées, la transformation ou tout simplement la disparition d'écosystèmes entiers se multiplient. Tous ces éléments dépendent du climat : la température, les précipitations, la vitesse et la direction du vent, l'action solaire, la pollution mais aussi le réchauffement des océans et l'intensité des courants marins. La dernière décennie est explicite ; 11 des 12 dernières années sont classées parmi les 12 plus chaudes depuis 1850. La principale cause du changement climatique est liée aux activités humaines. Une relation directe existe entre l'intensité de l'effet de serre et la chaleur qu'il fait ; en effet plus il y a de gaz, plus il fait chaud. Il est important de les limiter. C'est l'enjeu de négociations internationales difficiles entre les pays fortement industrialisés et les pays émergeants qui aspirent à le devenir au moindre coût. Une pollution grandissante et une gestion mal contrôlée conduisent à des situations dangereuses pour l'homme. L'eau ressource indispensable à toute vie sur Terre est au premier plan de ce chambardement néfaste.
Composés de fines gouttelettes de vapeur chargées de dioxyde de carbone (CO2) les nuages, trimbalés au grès des vents, se transforment en pluies acides qui tombent sur la planète. Cette eau riche en soufre et azote est récoltée par les cours d'eau, s'infiltre dans les nappes phréatiques et se retrouvent dans les océans. Les pluies acides proviennent des énergies d'origine fossile (charbon, pétrole, gaz) utilisées par l'industrie, les centrales thermiques, les transports et les automobiles.
Remettre en question nos mauvaises habitudes devient une priorité.

Où en est le golfe du Mexique ?

C'est déjà une vieille histoire dans le tourbillon médiatique échevelé : pourtant l'explosion d'une plate-forme pétrolière qui a eu lieu dans le golfe du Mexique en avril 2010 polluant une surface de 3200 km2 n'est pas sans conséquences sur la flore, la faune maritime et sur les humains.
Selon une nouvelle étude publiée en octobre 2014, il ressort que 2 millions de barils remplis de pétrole brut se sont déposés au fond du golfe.
Une nouvelle audience doit débuter en janvier 2015 devra permettre de trancher entre les estimations initiales de l'Etat américain (4,9 millions de barils) et celle bien inférieure de la BP (3,1 millions) dont dépendra le montant exact des dommages et intérêts. Du nombre de barils de brut déversés dans le golfe dépendra notamment le montant exact des dommages et intérêts.
D'après d'autres études, les 3 millions de barils restant sur les 5 ont été pour un tiers (1/3) dissous dans l'eau en étant digérés par l'écosystème, pour 1,1 million dispersés dont 784 000 barils naturellement et 392 000 chimiquement et pour 800 000 pompés directement par BP.
Les auteurs de cette étude parue en octobre 2014 dans les Comptes rendus de l'Académie Américaine des Sciences (PNAS) ont analysé la répartition chimique des hydrocarbures dans plus de 3 000 échantillons de sédiments prélevés sur 534 différents endroits à des profondeurs allant de 1 000 à 1 300 mètres autour du puits de Maconbo, source de la marée noire, située ç 80 km des côtes de la Nouvelle-Orléans. Utilisant un des biomarqueurs clé des hydrocarbures, le hopane, ils ont déterminé que la contamination s'étendait sur une surface de 3 200 km2 dans l'océan. La forme des dépôts de brut sur les fonds océaniques suggère que des couches latérales d'eau chargées en hydrocarbures pourraient avoir atteint les sédiments dans les zones côtières ou précipité des particules de pétrole vers les fonds de l'océan jusqu'à 1 700 mètres.
Plusieurs rapports dont un publié en avril 2014 par la « National Wildife Fédération », organisation écologique américaine, a établi que plus de 4 ans après l'explosion de Weepwater Horizon, la faune continuait à souffrir de la marée noire, affectant particulièrement les dauphins, les thons et les tortues. Les grands dauphins qui se trouvent dans les zones de la marée noire sont encore malades et meurent. Et il y a davantage d'indications que ces morts et maladies sont liés à la compagnie anglaise affirmait l'organisme. Par ailleurs, elle certifiait qu'il y a encore du pétrole sur les fonds du golfe, qu'il s'échoue encore sur les plages ou croupit toujours dans les marécages.
Une recherche par les biologistes de l'Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA) publiée fin 2013 avait déjà pointé du doigt l'impact désastreux de la marée noire sur les grands dauphins au large de la Louisiane.

Précipitations intempestives

Le régime des précipitations est irrégulier aussi bien dans le temps que dans l'espace. Certaines régions du globe sont généreusement « arrosées », d'autres connaissent les sécheresses récurrentes.
Les causes des inondations sont naturelles mais aussi humaines, et dans ce cas, en particulier, liées à l'urbanisation mal contrôlée. Dans certaines zones inhabitées, le risque d'inondation peut être élevé mais les conséquences potentielles sont réduites alors que le risque dans des zones très peuplées, même si le risque est réduit, les conséquences sont majeures mais ce n'est pas toujours une règle.
Je cite un exemple concret qui a touché particulièrement nos parents en Catalogne. Le débordement de la Seine à Paris en 1910 a touché plus de 200 000 personnes mais heureusement peu de victimes à déplorer. Par contre l'extraordinaire épisode pluvieux qui s'est abattu du 16 au 20 octobre 1940, sur les Pyrénées Orientales, l'Aude ainsi que sur la Catalunyà espagnole a provoqué plus de 300 morts dont 50 en France. Ce cataclysme pluvieux a frappé la mémoire collective en Roussillon en Catalunyà et en Languedoc. Dans nos régions autour de la Méditerranée ce qui n'est pas tombé du ciel en plusieurs mois peut tomber en quelques jours, parfois en quelques heures !
Les inondations les plus catastrophiques au niveau mondial se produisent en Asie, elles sont dues au phénomène récurrent que constitue la mousson d'été.

 

Après la décrue de la Basse, à Perpignan l'heure est au bilan. La photo montre ce qui reste d'une passerelle en bois emportée par les flots.

Dès son origne, Perpignan a prospéré sur la Bassa, le Ganganeil et la Têt mais parfois a subit leurs débordements lors des pluies printanières ou automnales, phénomènes naturels autour de la Méditerranée. Bienfaisantes et même indispensables lorsqu'elles tombent avec modération, dramatiques lorsqu'ils sont transformés en torrents dévastateurs. Malgré la montée des eaux lors de l'épisode pluvieux du 29 et 30 novembre 2014,Perpignan n'a pas subit de gros dégâts contrairement à certains endroits des P.O, dans la vallée de l'Agly, notamment le petit village de Rasiguères.

 

Maudite ou sacrée, la pluie ? La pluie signifie, en général, une précipitation d'eau qui tombe du ciel vers la Terre. L'eau qui forme la pluie provient de l'évaporation de l'humidité qui existe sur Terre, principalement des fleuves, des lacs, des océans mais aussi des plantes et des humains. Elle se forme à partir de la condensation de la vapeur d'eau qui a été évaporée par la chaleur du soleil. Plus légères que l'air, invisibles à l'œil nu, ces minuscules vapeurs d'eau s'élèvent continuellement vers le ciel. Ballottées, transportées par les vents, elles s'assemblent par le refroidissement de l'air en altitude et forment les nuages. Quand elles deviennent plus lourdes que l'air, elles tombent formant ainsi la pluie. Elles atterrissent sur le sol avec plus ou moins d'intensité et de violence. Souvent elle est bienvenue, parfois elle provoque de ravageuses inondations. En France, comme en Europe, contrairement au Soleil, la pluie a une connotation négative. Malgré tout c'est un mal pour un bien car l'eau de qualité est une ressource indispensable et vitale à toute vie sur Terre.

 

Proverbe catalan.
Ahir ploure era sort, avui es argent, demà sera or.

Traduction en français

Hier, la pluie était de la chance,
aujourd'hui c'est de l'argent,
demain elle sera de l'or.

Gérer avec discernement

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

Le changement climatique tracasse, les espèces s'éteignent, les ressources s'épuisent, la population mondiale explose, les villes s'étendent toujours plus, les routes bitumée quadrille étroitement le territoire. Depuis quelques décennies, jamais la planète n'a souffert autant sous l'énorme pression des humains.
Notre planète s'épuise, notre planète est malade, un équilibre vacille, pouvons-nous inverser le cours des choses est la question à se poser dès maintenant ?
Le domaine de l'eau entre dans cette configuration de ce siècle d'angoisse. Une ressource vitale, faut-il le rappeler, à toute vie sur terre. Dans la plupart des cas les hommes peuvent faire face. La rareté ne requiert pas forcément des solutions sophistiquées et onéreuses comme le dessalement de l'eau de mer qui entraîne des problèmes environnementaux annexes, ni recourir à des mécanismes de marché compliqués pour gérer sa rareté. Il faut se pencher sur les alternatives, repenser tous les usages de l'eau, des plus évidents aux plus infimes, intégrer la dimension de la ressource dans toutes les décisions sociales, urbanistiques ou économiques car finalement l'eau est presque partout. Les solutions locales existent. Gérer avec discernement et s'adapter à la quantité disponible, s'inspirer des méthodes ancestrales simples conçues par les hommes pour faire face à la rareté sont des pistes à explorer pour trouver des réponses.

Avis éminent sur le gaz de schiste

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

La fracturation hydraulique a un impact hautement destructeur sur l'environnement, l'économie et la santé publique. En plus de polluer les ressources aquatiques, le processus d'extraction laisse également échapper du méthane dans l'atmosphère. Le méthane, gaz à effet de serre, est au moins 25 fois plus puissant que le C02 sur 100 ans, et, sur 20 ans, cause entre 80 et 100 fois plus de réchauffement que le C02.
La « National Océanographic and Atmosphèric Administration » affirme que l'importance des fuites de méthane dans au moins 2 champs gaziers en cours d'exploitation aux USA était très supérieure à l'estimation actuelle par le « US Green House Gas Iventory »
Les industriels gaziers plus soucieux de rentabilité que de santé publique tiennent des propos rassurants mais contestés par des spécialistes renommés.
En France, l'ASEF (Association Santé Environnement France) qui rassemble 2500 médecins a publié début d'année 2013 une synthèse des éventuelles menaces sanitaires et environnementales liées à l'exploitation des gaz de schistes. Je reproduis intégralement, mot à mot, le texte du Président de l'association ASEF, le Docteur Pierre Souvet :
Le Docteur Pierre Souvet, développe les arguments de l'association : des études, dont celles de la Commission européenne et celle de Robert Howarth, estiment qu'il existerait d'importantes fuites de méthane autour des puits d'exploitations. Il est difficile d'avoir des données exactes. Certaines des techniques employées pour mesurer les fuites de méthane sont complètement inappropriées. Dans des études canadiennes, on relate des procédés qui mesurent les fuites de gaz seulement en observant si des bulles se forment à la surface de l'eau. En réalité, il faut un appareil spécifique pour mesurer l'air autour du puits. Une véritable manipulation de la part des industriels pour cacher les fuites !
Il y a un réel risque de contaminer les nappes phréatiques, on a déjà relevé plusieurs cas de fuites aux Etats Unis. On a aussi constaté que les sous-sols se comportent comme un réacteur chimique. On a retrouvé des nitroquinolines qui n'existaient pas à l'injection et qui sont ressorties par une réaction chimique entre les produits injectés et ceux naturellement présents dans le sol.
Certains systèmes américains rejettent l'eau polluée dans les rivières ou la mettent dans des cavités soi-disant étanches, mais on a relevé plusieurs cas de fuites. Notre eau est déjà fortement polluée par les pesticides et les résidus médicamenteux, il faut la préserver, c'est un enjeu vital pour nous.
Les composés organiques volatils et les hydrocarbures sont cancérigènes et toxiques pour la santé. Les particules se diffusent dans l'atmosphère et pénètrent dans l'appareil respiratoire et vasculaire pouvant aussi provoquer des inflammations, des stress anxiogènes, des troubles cardiaques et cancérigènes. Dans certains rapports américains, on a relevé des décès d'oiseaux et des cancers spécifiques sont apparus chez le bétail dans les zones des puits d'extraction. J'ai bien étudié le dossier des gaz de schiste d'un point de vue médical et pragmatique et ma première réaction a été de penser : c'est une folie !
Source : Bulletin médical de l'ASEF publié en janvier 2013.

Mobilisation en pays audois

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

              Loin des projecteurs, le 2 octobre 2009, l'Etat français accorde un permis d'exploration sur une superficie de 2 348 km2 à une multinationale suédoise. Un vaste périmètre dénommé les « Plaines du Languedoc », qui débute aux confins de la Montagne Noire, se dirige vers Pézenas, englobe les coteaux du Minervois, prolonge à Agde, descend le long du littoral de la Méditerranée jusqu'aux premiers contreforts des Corbières, bifurque et longe les Corbières jusqu'à Lézignan et rejoint à nouveau la Montagne Noire. L'entreprise était libre de procéder à l'exploration du sous-sol pour y déceler gaz ou pétrole dans les couches schisteuses. Comme partout en France, ce permis a été accordé sans aucune consultation de la population, ni de leurs représentants ! Il faut savoir que les permis d'exploration durent 5 ans et celui obtenu par la compagnie suédoise expire à l'automne 2014.

Début juin, certains maires ont été approchés par une société française chargée par la multinationale suédoise de réaliser des relevés sismiques.

Alors que les français bouclent leurs valises pour partir en vacances, plusieurs centaines de languedociens se sont rassemblés entre Argeliers et Mirepeisset pour une marche contre les projets de recherche de gaz de schiste. Parmi les opposants, les maires de Bize, Ginestas et Argeliers étaient présents. L'édile de Bize s'explique : je suis venu soutenir cette marche car je m'élève contre la fracturation et, je ne donnerai pas l'autorisation. Ce serait une catastrophe pour le tourisme et l'environnement.

Joint par téléphone, le sous-traitant français renvoie le ballon vers l'entreprise suédoise mais celle-ci ne souhaite pas s'expliquer sur le sujet. Les sondeurs se taisent !

Un opposant détaille le scénario : il s'agit d'amener de gros camions spécialement équipés de sondeurs sismiques aux quatre coins d'un terrain de plusieurs hectares. En provoquant des microséismes, ces camions spécialement équipés envoient des ondes à plus de 3000 mètres de profondeur. Ces camions envoient des ondes dans le sol en le frappant fortement avec une masse mécanique et des ordinateurs enregistrent les échos des vibrations. Mais frapper ainsi la terre n'est pas sans risques ; en Pologne et en Roumanie, notamment, de telles actions ont provoqué des fissures importantes sur les habitations ainsi que l'effondrement de routes.

Pour éviter ces dommages, une communauté de communes, les municipalités d'Argeliers et Quarante, entre autres, ont pris des arrêtés d'interdiction de circulation des poids lourds et des engins de mesures sismiques !

Selon un autre opposant, la phase suivante sera logiquement celle de l'exploration et il ajoute, cette fois les dégâts sont beaucoup plus importants puisque pour mener l'exploration du sous-sol, on utilise la même technique que pour l'exploitation : la fameuse fracturation hydraulique.

La loi de 2011 est censée interdire ce procédé qui consiste à envoyer des produits chimiques à haute pression à 1 000 mètres sous terre pour faire exploser la roche et libérer le gaz ou le pétrole. Interdit donc, sauf en cas de recherche ou d'études sur les quantités disponibles. Un procédé interdit en théorie ! Suite à la loi, tous les industriels ont dû réaliser un rapport sur leurs pratiques expliquant qu'ils n'utiliseraient pas la fracturation hydraulique et qu'ils se contenteraient d'exploitation conventionnelle sans devoir fracturer la roche, juste en récupérant le pétrole qui jaillit du sous-sol.

Sauf que dans son rapport sur le permis des « Plaines du Languedoc » l'industriel suédois précise que ses explorations pourraient être réalisées à quelques milliers de mètres de profondeur.

Pour les défenseurs des terres languedociennes c'est la preuve que les intentions de l'entreprise sont tout autres. Et les Languedociens sont fermement décidés à s'y opposer !

 

En catalan      L'aigua es vida, cal estalviarlar !

En français      L'eau c'est la vie, faut l'économiser !

Dessalement de l'eau de mer.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

       Les usines de dessalement prospèrent en bord de mer. Il existerait près de 14 000 usines de dessalement en activité dans le monde. Le pourtour de la Méditerranée n’est pas en reste. Près de chez nous, l’Espagne confrontée à de graves pénurie d’eau s’engage résolument sur cette voie. Depuis peu, à Prat del Llobregat une puissante unité est en service pour fournir de l’eau potable à Barcelona et sa banlieue.

Ces équipements onéreux sont réservés aux pays riches persuadés qu’avec de l’argent ils peuvent dompter la nature plutôt que de changer leur comportement ou mode de vie. Grâce en grande partie aux multinationales françaises qui ont prospéré autour de l’eau, leaders dans les dernières innovations techniques. C’est ainsi que Véolia a réalisé l’usine d’Ashkelon en Israël. Un complexe ultramoderne qui produit 320 000 m3/jour, qui peut alimenter en eau potable plus de 1 million de personnes.

Ce n’est pas un hasard si la moitié des usines de dessalement se situe au Moyen-Orient car le processus requiert de grandes quantités d’énergie, ce qui implique un coût que seuls les pays riches en pétrole peuvent s’acquitter. Alors que l’accès à l’eau est un problème qui touche plus de 1 milliard d’individus, une poignée de nantis s’affranchit de toutes contraintes en recourant à une technologie polluante. L’osmose inverse, du fait d’une fiabilité accrue, et grâce à la faible consommation électrique (4 à 5 kwh/m3) atteint environ aujourd’hui 50% de la part de marché. Le coût de production se situe entre 1 et 2 dollars. Effet pervers toutefois, comme son nom l’indique, dessaler consiste à retirer les sels dissous dans l’eau de mer, en général de 33 à37 grammes de solutés par litre. Le procédé requiert de l’énergie et constitue de ce fait une source d’émission de gaz à effet de serre mais pose surtout le problème du rejet de la concentration de sel obtenu. Si l’accroissement de la salinité de l’environnement côtier semble, temporairement, pouvoir être écarté pour les océans, tel ne peut être le cas pour les mers fermées ou semi-fermées comme la Méditerranée dont les écosystèmes, lorsqu’ils existent encore, sont particulièrement affaiblis. En outre des études récentes montrent que le réchauffement climatique provoque également une augmentation exponentielle de l’acidité des océans. Or, des rejets massifs de saumure dans les mers ne risquent pas d’améliorer la situation mais bien de l’amplifier.

Actuellement, les usines de dessalement produisent 19 millions de m3 de déchets par jour. On estime que leur production aura triplé d’ici à 2015, les rejets de saumure avec. La technologie de l’osmose inverse nécessite l’utilisation de produits chimiques pour un traitement préalable de l’eau, le nettoyage des membranes auquel il faut ajouter la corrosion des circuits lié aux sels entraîne la présence de polluants. Nulle technologie n’est parfaite.

Le mirage du dessalement est un moyen pour échapper à des questions de fond. Question sur nos modes de vie, sur le fait de penser que l’on peut prélever indéfiniment et sans conséquences sur le capital naturel de la planète. L’approche de la question du dessalement de l’eau de mer résume bien le regard que nous jetons sur notre propre avenir. Ne rien changer parce que l’homme saura trouver la solution miracle ou, à l’inverse, tenter de changer nos comportements, d’adopter une vision globale de notre planète afin de comprendre ses interactions.

20 m au lieu de 20 km, ça change tout !

     De nombreux habitants des régions arides manquent d’eau et doivent parcourir parfois des kilomètres chaque jour pour en trouver. On estime que 42 pays (sur environ 200 Etats indépendants) manquent d’eau dans le monde. Je rappelle que 1,5 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable et que pour 2,5 milliards de personnes, il n’existe pas d’égouts et de stations d’épuration. Les eaux sales (excréments, restes alimentaires, résidus industriels et agricoles, savons, produits ménagers) sont jetés dans la rivière, au fond du jardin, au coin de la rue ou à une décharge à ciel ouvert. Les conséquences sont dramatiques ; 250 millions de gens sont malades à cause de l’eau contaminée et 10 millions en meurent. Il existe pourtant des mesures faciles à mettre en œuvre et peu coûteuses, telle l’épuration de l’eau par le chlore, l’ozone ou la désinfection grâce au rayonnement solaire.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, plus de 80% de la population du Kenya, pays de 40 millions d’habitants, n’a pas accès à l’eau potable. A la fois dans les zones urbaines ou rurales, des familles parcourent souvent 2 ou 3 kilomètres ou plus pour collecter de l’eau pour l’usage domestique dans les puits ou des rivières. Ceux qui vivent dans les régions sèches du nord et de l’est passent leurs jours à acheminer aux points d’eau le bétail, leur principal soutien économique.

Aux points d’eau les querelles sont fréquentes car tout le monde lutte pour le peu d’eau disponible.

Au Turkana région aride du nord-ouest, les habitants creusent des puits dans le lit de rivières asséchées. A une certaine profondeur, une eau couleur terre suinte, elle sera consommée aussi bien par les hommes que par les animaux. C’est la seule source d’eau potable encore disponible pour les nombreuses communautés en attendant la saison des pluies.

Grâce à l’aide d’une ONG, des parcelles de terre dotées de petits points d’eau, puits ou pompes manuelles, fournissent l’eau pour l’irrigation de jardins familiaux : cela permet à des familles d’augmenter leurs revenus et d’améliorer la qualité de leur alimentation.

La région du sud-ouest du Kénya est plus humide, pourtant elle est loin de mettre fin aux épreuves des populations, des agriculteurs ou des éleveurs. Le gouvernement est accusé d’incapacité à résoudre le problème, incompétent à planifier une politique efficace visant à fournir de l’eau potable. Le manque d’eau est associé au fort taux de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans, principalement due aux maladies d’origine hydrique, diarrhée, paludisme particulièrement. La contamination de l’eau par des matières fécales humaines et animales provoque des maladies liées à l’eau explique un médecin. La majorité des kenyans sont obligés de s’accrocher au peu d’eau dont ils disposent pour la cuisine et se privent pour autre chose. Nous passons 3 jours sans prendre une douche, se laver et faire la lessive car l’eau est chère. En fait, l’eau est plus chère que la nourriture déclare une habitante de Kondelé, une bourgade à quelques kilomètres des rives du lac Victoria, deuxième (2ème) plus grand lac d’eau douce au monde ! Grâce à l’intervention urgente d’une puissante ONG (Organisation Non Gouvernementale) internationale, tout un secteur de région de la Rift Valley a de l’eau et ses habitants ont embrassé l’agriculture. Un puits communautaire creusé rapidement avec un bon débit, un réservoir et des panneaux solaires offerts par une ONG procure de l’eau de bonne qualité à ce district.

La joie se lit sur le visage d’une habitante de la région, elle montre que sa vie a changé pour le mieux ! Une jeune femme raconte : fini l’époque où je devais parcourir 20 km pour aller chercher de l’eau avec mon enfant sur le dos. C’est comme un miracle pour moi. Je ne peux pas croire que désormais je marcherais sur 20 mètres pour aller chercher l’eau, au lieu de 20 kilomètres que j’avais l’habitude de parcourir avant.

Comme une manne tombée du ciel, plus de 3 000 familles étaient en fête depuis qu’elles étaient en mesure de s’approvisionner en eau potable à quelques centaines de mètres de leur habitation.

Comme quoi, un puits peut changer des vies !

Source : PNUD, PNUE, OMS.

 

L'eau est précieuse, ne la gaspillez pas.

Rapport du GIEC 2013.

Le 27 septembre 2013 à Stockholm le GIEC (Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat) a publié le 5ème rapport sur l’évolution du climat. Un exposé beaucoup plus formel et précis que le précèdent rapport qui date de 2007. Une synthèse de plus de 9 000 études scientifiques publiées dans 30 pages entérinées par 110 pays représentés dans la capitale suédoise.

L’eau qui chante, murmure et gronde s’en tient essentiellement à l’impact que l’évolution du climat peut avoir sur l’eau.

La Terre se réchauffe et cela se poursuivra au moins jusqu’à la fin du XXIème siècle. Si la température a déjà augmenté de 0,8 degré Centigrade depuis l’époque préindustrielle, elle devrait augmenter de 0, 3 à 4, 8 degré d’ici à 2100, en fonction des rejets de gaz à effet de serre. Le réchauffement des océans en surface (75 m) s’est élevé en moyenne de 0,11 degré par décennie sur la période 1971-2010. Cette augmentation se poursuivra au long du XXIème siècle.

Le GIEC relève qu’il est très probable que la hausse du niveau de la mer s’est accélérée depuis une vingtaine d’années concrétisée par une élévation de 3,2 mm par an entre 1993 et 2010 contre 1,7 mm par an entre 1901 et 2010. Il évoque avec une certaine précision une hausse probable, d’ici la fin du siècle (2080-2100), de 26 à 82 cm par rapport à la moyenne de 1986-2005.

Enfin, sur la période 1979-2012, la fonte de la banquise arctique atteint un record à l’été 2012. Une décrue moyenne de 3,5 à 4,1 % par décennie. Il est très probable que cette fonte se poursuive pendant le XXIème siècle avec un réchauffement entre 0,3 et 1,7 degré à la fin du siècle.

Il estime très vraisemblable que la fréquence et la durée des vagues de chaleurs augmente à l’avenir. De même, les épisodes de pluies intenses pourraient devenir plus violents et plus fréquents sur les régions de moyenne latitude et les régions tropicales humides.

Le groupe d’experts internationaux affirme clairement que l’influence humaine est la principale cause du réchauffement observé depuis les années 1950.

Pour conclure, notre petit pays, la Catalogne, trempe ses pieds dans la Méditerranée et sa tête repose dans les Pyrénées sur un matelas de neige ; à ce titre, elle est doublement concernée par ce bouleversement climatique qui influencera son économie basée sur le tourisme et l’agriculture (viticole et maraîchère).

Source le GIEC. Le GIEC a été créé en novembre 1988 à la demande du G7 (aujourd’hui G8) par 2 organismes de l’ONU : l’Organisation Météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Le GIEC a pour mandat d’évaluer les informations scientifiques en rapport avec la question du changement du climat et qui relève d’un consensus de la communauté scientifique.