La Terre est en danger !

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

Le premier avertissement du monde scientifique avait été lancé par 1 700 scientifiques (dont la majorité des lauréats de prix Nobel de sciences) en 1992 à l’issue du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro au Brésil. Ces signataires avaient appelé les gouvernements à prendre des mesures radicales. Depuis 25 ans force est de constater que peu de choses ont changé. Les analyses, déjà inquiétantes en 1992 se sont aggravées, souvent plus vite que prévu ! Le deuxième avertissement vient de paraître dans la Revue Biosciences le 13 novembre 2017. Un Appel signé par 15 364 (quinze mille trois cent soixante quatre) scientifiques (biologistes, physiciens, spécialistes des océans, ingénieurs, astronomes, agronomes ect…) de 184 pays qui lancent un appel sur la dévastation de la planète. Le constat fait froid dans le dos, mais grâce aux chercheurs il a le mérite de s’inviter dans le débat public au niveau mondial. L’Appel établit (sur des bases scientifiques) que les indicateurs de la « mauvaise santé » de la Terre sont multiples :

1). L’eau douce, ressource vitale à toute vie sur Terre, a chuté de moitié par habitant en 60 ans.

2). Les forêts ont perdu 1,2 milliard de km2, principalement la forêt en Amazonie et au Congo.

3). Les émissions de gaz à effet de serre battent des records.

4). Les températures grimpent de manière exponentielle activant le réchauffement climatique.

5). L’extension de la pêche industrielle transforment les océans en désert sous-marin.

6). La démographie mondiale explose : plus 35% en 25 ans.

7). 58% est le taux de déclin des populations de poissons, d’amphibiens, de reptiles, d’oiseaux et de mammifères entre 1970 et 2012.

8). Les inondations, les sécheresses, les tsunamis, les ouragans s’intensifient avec plus de puissance.

Tant de facteurs difficiles à contrôler face à des comportements et habitudes de l’Homme, néfastes depuis des décennies. Préserver les richesses naturelles :

1) Privilégier la mise en place de réserves connectées entre elles, correctement financées et correctement gérées, destinées à protéger une proportion significative des divers habitats terrestres, aériens et aquatiques (eau de mer et eau douce).

2) Préserver les services rendus par la nature au travers des écosystèmes en stoppant la conversion des forêts, prairies et autres habitats originels.

3) Restaurer sur une grande échelle les communautés endémiques et notamment les paysages de forêts.

4) Ré-ensauvager des régions abritant des espèces endémiques en particulier des supers prédateurs afin de rétablir des dynamiques et processus écologiques.

5) Développer et adopter des instruments politiques adéquats pour lutter contre la défaunisation, le braconnage, l’exploitation et le trafic des espèces menacées.

Près de 1 000 scientifiques français, toutes disciplines confondues, ont signé l’appel. Les indicateurs sont passés à l’écarlate s’inquiète un chercheur français, et le pire est que l’on ne voit pas le bout du tunnel ajoute-t-il.

Parmi les mesures encouragées :  la limitation de la reproduction humaine en diminuant drastiquement le nombre d’enfants par femme dans certaines régions du monde à travers une sensibilisation et un meilleur accès à la contraception. •

Le passage à une alimentation essentiellement végétale ; la production de viande étant une des plus polluantes et gourmandes en eaux et végétaux. •

La réduction drastique de notre consommation en énergies fossiles (pétrole). 

La lutte contre les inégalités de richesse afin de rétablir un système et un écosystème plus justes et équitables.

Les scientifiques concluent leur déclaration par un appel à tous les hommes : nous devons prendre conscience, aussi bien dans nos vies quotidiennes que dans nos institutions gouvernementales, que la Terre, avec toute la vie qu’elle recèle, est notre seul foyer. 

Conclusion personnelle mais chacun peut avoir la sienne. Je conclurais que dans ce message pédagogique fort, ils dressent un bilan plus qu’alarmiste, tant à destination des politiques que des citoyens ! Que faut-il de plus pour que le grand public et les décideurs, face à la gravité de la situation, agissent avec les moyens appropriés. Pourtant le message est clair et il y a urgence ! Seront-ils entendus ? C’est une autre histoire !

Les perturbateurs endocriniens, c’est quoi ?

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

                Un pesticide est une substance chimique utilisée pour lutter contre des organismes considérés comme nuisibles. L’intérêt des pesticides de synthèse débute dans les années 1930. La Seconde Guerre mondiale active les recherches par la mise au point de gaz de combat.

Les perturbateurs endocriniens sont d’abord des pesticides dont « cide », mot d’origine anglaise, signifie « tuer ».

La France est le premier pays utilisateur de pesticides par rapport à sa surface agraire. D’après une étude, une réduction de 30 % serait possible dans notre pays avec des changements de pratiques importantes sans toutefois bouleverser les systèmes de production. Pour information j’ajoute que les quantités de pesticides augmentent régulièrement dans le monde depuis 60 ans.

Les fongicides, herbicides, insecticides sont les plus connus car utilisés principalement dans l’agriculture mais on les retrouve, en moindre quantité, dans de multiples usages. Chaque groupe chimique produit des métabolites, résidus plus ou moins dégradables, se retrouvent massivement dans la nature. Tous les perturbateurs endocriniens sont à l’origine des pesticides ! Utilisés et répandus en grande quantité ces déchets se retrouvent comme polluants de l’environnement contaminant la nourriture terrestre ou aquatique et toutes les eaux. Suivent les plastiques, les composés chimiques, les métaux lourds, les nanoparticules, qu’on découvre au fil des jours dans presque tous les produits comestibles. Dans la chaîne alimentaire s’instaure le cycle infernal des perturbateurs endocriniens jusqu’à leur arrivée dans l’assiette de l’homme.

Le problème est dramatique car les conséquences sur l’humain touchent les fœtus puis les nouveau-nés, les enfants, les adultes et les personnes âgées. Les perturbateurs endocriniens et les produits cancérigènes modifient l’équilibre, les défenses immunitaires et le développement du système nerveux. Il est primordial de protéger les femmes enceintes. Si on touche au fœtus il y aura inévitablement des conséquences sur l’enfance et la vie d’adulte. Il conduit aussi à l’infertilité.

Il devient urgent de prendre conscience de toute l’ampleur du phénomène. Les chercheurs, encore une fois, tirent la sonnette d’alarme depuis 20 ans, il serait enfin sage de les écouter. Les perturbateurs endocriniens et les pesticides ne sont que de véritables bombes à retardement.

Développer le bio, c’est faire face à cette contamination. L’agriculture biologique doit être mise en place, être encouragée par le pouvoir politique pour que la filière bio s’amplifie le plus rapidement possible pour apporter des solutions concrètes afin d’éviter, demain, un scandale sanitaire.

 

C’est près de l’eau que j’ai le mieux compris

que la rêverie est un univers en émanation, un souffle odorant

qui sort des choses par l’intermédiaire d’un rêveur.

Extrait de l’essai « L’eau et les rêves » de Gaston Bachelard, philosophe français des sciences et de la poésie,

né à Bar sur Aube le 27 juin 1884 et décédé à Paris le16 octobre 1962

Ressource aquatique : stop à la gaberie !

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

Pétition UFC-Que choisir publiée le 17 octobre 2017. 

Ressource aquatique, stop à la gaberie !

Les études officielles soulignent que la disponibilité et la qualité de la ressource aquatique se dégradent depuis de nombreuses années…Nous, consommateurs qui avons été trop largement à contribution, refusons la fuite en avant alors que des solutions simples, concrètes et efficaces existent et coûteraient en moyenne 3 fois moins chères que les traitements actuels de dépollution.

Les constats : une eau raréfiée et polluée !

84 départements ont connu des restrictions d’eau cet été, dont 37 en situation de « crise », l’échelon le

plus élevé.

1,9 million de consommateurs ont été exposés à une eau polluée par les pesticides agricole en 2014 et 2016.

L’accès à une eau de qualité pour des Français se fait au prix de coûteuses dépollutions.

Une responsable : l’agriculture intensive.

L’agriculture intensive accapare 80 % de la consommation nette estivale de l’eau, et la moitié de la consommation annuelle. 

L'agriculture intensive est la pricipale responsable des pollutionsde la ressource aquatique à hauteur

de 70 % pour les pesticides et 75 % pour les nitrates.

Une complice : la politique de l’eau archaïque et injuste !

Les aides publiques encouragent essentiellement l’agriculture intensive et insuffisamment les modèles agricoles moins consommateurs de pesticides, d’engrais et d’eau.

Les agences de l’eau consacrent à peine 30 % de leur budget à la prévention, qui est pourtant leur mission principale.

Les consommateurs payent via leurs factures d’eau des taxes « consommation » et « pollution » en lieu et place des principaux préleveurs et pollueurs !

Notre demande.

Dans le cadre des Etats Généraux de l’Alimentation dont l’objectif affiché est de promouvoir une alimentation saine et durable, nous réclamons une réforme urgente de la politique de l’eau avec une application stricte du principe de justice « préleveur-pollueur-payeur », la mise en place de vraies mesures de prévention et une aide à la reconversion des pratiques agricoles vers des cultures moins consommatrice d’eau et de pesticides.

Pour une ressource aquatique de meilleure qualité et moins chère, une agriculture durable valorisée : nous ne voulons pas juste une politique de l’eau, mais une politique juste de l’eau.

L’eau qui chante apporte un soutien total à la pétition

à l’initiative de UFC-Que choisir.

« Ressource aquatique : stop à la gabegie »

 

Egypte : une forêt dans le désert.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

       Avec un peu plus de 80 millions d’habitants, l’Egypte est le pays arabe le plus peuplé. La quasi-totalité de la population se concentre sur la fertile mais étroite vallée du Nil, Le reste, 96% de sa surface, est une vaste étendue de sable et rocailles parmi les plus arides de la planète. Le désert Libyque à l’ouest et au nord-est le Sinaï enserrent de part et d’autre le Nil, l'un des plus grands fleuves au monde. Plus les jours défilent, plus le plat pays de sable égyptien gagne du terrain. Face à cette calamité dévorante, la course contre la montre a débuté, il y a quelques décennies ! Et pour endiguer la progression de ce fléau, la meilleure solution reste encore la plantation d’arbres et végétation mais dans l’aridité du désert la chose n’est pas aisée de reverdir une zone surchauffée où il ne pleut presque jamais et la vie a besoin impérativement d’eau.

Si l’Egypte n’a pas de pétrole, ses scientifiques ont des idées. Ils ont choisi de faire pousser des forêts pour stopper le désert. Lancé au milieu des années 1990 par le gouvernement égyptien, le programme de reforestation prévoyait alors de replanter arbres et végétation dans quelques 36 zones du pays.

      A deux petites heures du Caire la forêt de Sérapium prend pied dans un paysage aussi hostile qu’aride avec l’idée simple qui s’avèrera géniale : utiliser les eaux usées semi-traitées issues du bassin de drainage du village voisin d’Ismaïlia. Très vite la nature a repris ses droits, mieux même, une nouvelle vie s’est développée. Et à Sérapium, le miracle se produit, aujourd’hui la forêt s’étend sur plus de 200 hectares ! En plus de ne pas pomper dans les réserves d’eau potable, les eaux usées chargées en phosphates et en nitrogènes possèdent des propriétés similaires aux engrais chimiques. En fait le bienfait sans les inconvénients des engrais chimiques. Mieux encore, la zone choisie semble bénie des dieux : l’utilisation de cette eau partiellement traitée mais pas assez propre pour être consommée permet aux arbres et aux plantes de croître quatre fois plus vite qu’ils ne le feraient dans un climat tempéré comme celui de l’Allemagne par exemple. Là où il faudrait 60 ans à un arbre européen pour atteindre sa taille adulte, l’arbre du désert n’a besoin que de 15 ans ! L’objectif est atteint.

Les scientifiques égyptiens ont créé avec succès un rempart végétal pouvant ralentir l’avancée du désert sans gaspiller l’eau potable. Les eaux usées ne doivent plus être considérées comme des déchets mais plutôt comme des ressources pour pallier le manque d’eau et pour économiser l’eau propre. Néanmoins, la révolution verte pouvant limiter la désertification doit s’affiner. D’abord sur le plan environnemental car la vie a besoin de la ressource naturelle mais aussi de ressources, je dirais plus artificielles ; en fait un montage financier pour élaborer un programme ambitieux…

Il nous incombe à tous de préserver la qualité de l’eau

et d’en faire le meilleur usage possible.

Touchez pas la loi Littoral.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

C’est une loi qui a été adoptée à l’unanimité au Parlement le 3 janvier 1986 approuvée et soutenue par 90 % des français. Elle est reconnue par la très grande majorité de la population comme le bouclier protecteur de notre patrimoine que constituent nos rivages maritimes.

Le littoral est un espace rare et fragile. Toucher les territoires littoraux est une grave atteinte à l’écologie et à un bien collectif. On sait comment ça commence et on sait aussi comment ça fini : du béton et du bitume partout. Nous devons anticiper afin d’éviter que la libéralisation n’entraîne des constructions et ouvrages irréversibles. Vouloir abroger, retoucher ou assouplir la loi Littoral à l’occasion de l’examen d’une proposition de loi sous prétexte d’anticiper les impacts du changement climatique est une atteinte grave à l’intérêt général au profit de quelques intérêts particuliers. Viser à encadrer l’aménagement de la côte pour la protéger des excès de la spéculation immobilière et permettre le libre accès au public sur les sentiers littoraux et les plans d’eau intérieurs les plus importants légitime le refus d’abroger ou réaménager cette loi qui protège efficacement notre littoral.

Les années 1970 ont vu se développer des projets immobiliers de grande ampleur sur la côte du Languedoc-Roussillon et une ou deux décennies avant pour la Costa Brava avec des mégas complexes : hôtels, commerces, ports, immeubles, marinas, campings au bord de l’eau ont défiguré à tout jamais des paysages remarquables. Pour simplifier je dirais que les projets ont été surdimensionnés et les retombées économiques surévaluées ; les résultats sont très mitigés. Cette loi ne doit pas être retouchée à moins de vouloir ressembler aux côtes du sud de l’Espagne où on a des kilomètres de logements vides la plupart de l’année sur un littoral abîmé ! Et le site de l’usine de Paulilles à Port-Vendres ne serait pas le lieu extraordinaire qu’il est devenu aujourd’hui si les autorités avaient laissé faire un promoteur zélé.

L’adaptation des littoraux au changement climatique doit se faire en concertation avec la population locale et les gens de la mer ; pour les cas les plus exposés ou controversés les urnes doivent départager !

 Supprimer même partiellement ou réaménager la loi serait un contre-sens à l’histoire écologique et environnementale, longue vie à la loi Littoral actuelle.