Lutte contre l’eau en Hollande.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

Dans de nombreux pays la pénurie d’eau est depuis des milliers d’années un handicap quasi insurmontable, dans d’autres contrées, le trop d’eau est aussi un fléau.

Aux Pays-Bas comme son nom l’indique, les terres se trouvent plus basses que le niveau de la mer. Durant des siècles, la mer et les rivières inondent régulièrement les plaines une grosse partie de l’année. Les premiers habitants construisirent des talus artificiels, dénommés polders, entourés de canaux qui acheminent l’excès d’eau vers les rivières et la mer.

Ce fut l’invention du moulin à vent, vers 1400, qui permit la conquête de grandes parcelles de terrain. Dès le Moyen-âge, on édifia des digues pour soustraire les terres à l’envahissement des eaux. Entre le XIIIème et le XIXème siècle, près de 500 000 hectares sont progressivement mis hors eau. Les moulins de polder fonctionnent toute l’année pour actionner les pompes refoulantes. A travers le pays, un paysage truffé de moulins de drainage participent à l’assèchement. Différant types de moulins dont la technique évolue au fil du temps mais le moulin de polder est le plus caractéristique des moulins hollandais. En bois, en général octogonal, parfois hexagonal, la calotte est manœuvrée de l’extérieur pour orienter les ailes.

Après une énième inondation particulièrement dévastatrice en 1916, des budgets d’Etat sont attribués pour éradiquer ce fléau récurent. Vers les années 1920 les travaux de protection débutent. Au long du XIXème siècle des ouvrages hydrauliques pharaoniques sont réalisés. Un labyrinthe de canaux d’évacuation, des écluses régulent les niveaux, des kilomètres de digues sont édifiés complétés par les moyens les plus modernes, en particulier les pompes centrifuges et la vis à eau appelée aussi vis d’Archimède parce que ce savant grec utilisait une spirale pour évacuer l’eau. Si nécessaire, elles évacuent des centaines de milliers de litre à la minute !

Une digue longue de 30 km, 90 mètres de large, coiffée d’une autoroute isole la région du Zuiderzee. Aujourd’hui, l’œuvre entreprise en 1920 est presque achevée même si le projet d’un ouvrage important vient d’être abandonné. Un énorme travail de maintenance est indispensable.

Les hollandais, opiniâtres et persévérants, ont réussis à assécher des parcelles de terre parmi les plus fertiles du monde. Les agriculteurs se sont approprié les terres pour développer le maraîchage, mais surtout déployer, depuis quelques siècles, une horticulture de renommée internationale qui a gagné le slogan charmant : la Hollande, le pays des tulipes ! On peut ajouter, que les quelques moulins à vent ayant survécus nous apportent un brin de nostalgie magique ! 

Posés sur les polders, un chapelet de moulins à vent évacuent l'eau indésirable vers les années 1960. Malheureusement presque tous ces moulins en bois ont disparus faute d'entretien ou remplacés par de puissants moto-pompes diésels. Seuls quelques exemplaires restaurés agrémentent la campagne hollandaise. 

Le boucher des baleines.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

         Kristjan Loftsson est le dernier homme sur Terre à massacrer encore des baleines pour de l’argent. En 2017, le milliardaire a tué 125 baleines pourtant en danger d’extinction. Il faut dénoncer que pour s’enrichir davantage, Loftsson massacre ces mastodontes pacifiques et beaux, souvent des femelles en gestation. Sa dernière victime a été tuée avec un harpon explosif, avant de la dépecer pour extraire son fœtus et le jeter à la mer.

Comme toutes les baleines, les rorquals communs sont des animaux incroyables, capables de communiquer par des chants, de ressentir de l’amour ou de profondes souffrances. Les scientifiques ont découverts des cellules dans le cerveau des cétacés qui permettent des émotions complexes telles que l’amour ou le deuil. On pensait que les sentiments n’existaient que chez les humains et les grands singes mais ces créatures en ont jusqu’à trois plus que nous.

Les baleiniers prétendent que la population des rorquals communs islandais se portent bien mais cela n’enlève rien au fait que cette espèce est menacée au niveau mondial après que la chasse l’ait presque éradiquée au siècle dernier. Et cette chasse est une cruauté insoutenable, les harpons explosifs entraînent une mort lente et douloureuse.

Le gouvernement islandais envisage de mettre fin à la chasse mais se heurte à une opposition féroce au puissant lobby des baleiniers.

Un moratoire de 1986 a pourtant interdit la chasse à la baleine pratiquée à des fins commerciales, après la mise à mort de 2,6 millions de cétacés au cours du XXème siècle. Mais la Norvège et l’Islande ont officiellement repris la chasse en 1993 et 2006, au nom de leurs traditions de pêche. Ils affirment que les stocks permettent cette chasse morbide. Le Japon continu à pratiquer l’extermination sous couvert « d’études scientifiques ».

Que seraient les océans sans les fabuleux chants de ces extraordinaires créatures sillonnant paisiblement les mers de notre planète ?

Rapport World Resource Institute

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

       Le dernier rapport de la World Resource Institute (WRI)*, paru en septembre 2014, détaille la disponibilité de l’eau dans toutes les régions du monde où l’extraction du gaz de schiste serait potentiellement exploitable, excepté l’Antarctique. Il ressort que les ressources gazières sont inégalement réparties dans le monde et, pour la plupart, se situent là où l’eau douce n’est pas abondante. Par exemple des pays comme, le Mexique, la Chine ou l’Afrique du Sud abritent les plus importantes ressources de gaz de schiste techniquement récupérables mais sont confrontés à un stress hydrique particulièrement fort. Ce rapport révèle que : 38 % des ressources de gaz et pétrole de schiste se trouvent dans des zones qui sont soit arides, soit avec des niveaux extrêmement élevés de stress hydrique. 19 % de ces ressources sont dans des zones à forte ou très forte variabilité saisonnière. 15 % sont situées dans des régions exposées à de fortes ou très fortes sécheresses. De plus 386 millions de personnes vivent au-dessus de ces gisements et dans 40% des cas, l’agriculture irriguée y est le plus grand utilisateur d’eau. Ainsi les forages et la fracturation hydraulique sont souvent en concurrence avec d’autres activités nécessitant des ressources en eau douce, ce qui peut entraîner des conflits avec les autres usagers de l’eau. Cela est particulièrement vrai dans les zones de stress hydrique élevé où plus de 40 % des ressources d’eau disponibles sont déjà consacrées à l’agriculture, la consommation des ménages et l’industrie.

La conclusion de ce rapport préconise la nécessité d’une collaboration entre les compagnies pétro-gazières, les services locaux et la population pour limiter les dégâts environnementaux.

Ce rapport renforce ma méfiance à toutes formes d’exploitation d’hydrocarbure non-conventionnel. C’est surement excellent pour les multinationales, les actionnaires et le CA 40, surtout pas pour les populations locales. Plus de gaz de schiste, c’est moins d’eau disponible pour les habitants et le risque de pollution, irréversible, de la ressource vitale à toute vie. Entre l’eau et les gaz, j’ai choisis mon camp depuis bien longtemps.

*La World Resource Institute (WRI) ou laboratoire d’idées est composée d’une centaine de scientifiques, d’économistes, d’experts politiques, financiers et d’analystes qui se donnent pour vocation la recherche de moyens pratiques visant à concilier le développement économique et la protection environnementale. Un laboratoire d’idées de droit privé, en principe à but non lucratif, indépendant de l’Etat ou à toute autre puissance.

Nettoyage des cours d’eau.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

         L’enjeu principal de ses travaux est souvent lié aux risques d’inondation ou de crue torrentielle qui peut être aggravé par l’encombrement anarchique des cours d’eau provoqué par la croissance et le vieillissement d’une végétation parfois indésirable.

Il convient alors d’effectuer des travaux déclarés d’intérêt général, en lieu et place des propriétaires riverains défaillants afin d’éviter la constitution d’embâcles et favoriser l’écoulement de l’eau.

Toutefois, cette préoccupation majeure ne doit pas justifier l’utilisation de méthodes brutales et parfois contre-productives. En dehors des secteurs particulièrement vulnérables où des interventions lourdes sont parfois nécessaires, il est primordial d’intervenir de façon raisonnée afin de préserver la qualité de nos cours d’eau et des paysages qui participent à l’attractivité des hauts cantons.

Ainsi, les travaux de gestion de la ripisylve (boisement des berges) sont adaptés aux conditions locales: en présence d’un milieu naturel sensible, les travaux sont réalisés exclusivement à l’aide de moyens manuels. Les arbres présentant des risques ou les plantes à caractères envahissant seront sélectionnés afin d’être coupés. Toute la végétation restante sera conservée pour l’ensemble des fonctions qu’elle assume (dépollution de l’eau, habitat faune et flore, régulation des crues, maintien des rives, paysages).

Ces actions de gestion des cours d’eau participent ainsi à la réduction des risques liés aux crues mais également à l’amélioration des milieux aquatiques (gestion des plantes envahissantes, rajeunissement des ripisylves) et de l’accessibilité (pêcheurs, promeneurs). Souhaitons que les propriétaires s’approprient le travail de restauration lourd qui vient d’être réalisé et participent à l’entretien régulier de leurs parcelles dans le respect de leurs obligations. Nettoyées, toilettées, les berges ont retrouvé tout leur charme.

Dicton français : En septembre, pluie fine est bonne pour la vigne. 

Coups de soleil.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

                   Halte aux coups de soleil inconscients et à la surexploitation du corps. Si les campagnes de sensibilisation alertent chaque été sur les risques encourus, les comportements adéquats ne sont toujours pas au rendez-vous. Ils augmentent les risques de cancer de la peau (mélanomes). Les risques du cancer des seins sont plus nombreux parce que la peau des seins est plus fine. En cas d’expositions répétées, il y a un risque de vieillissement prématuré (apparitions de tâches, rides). L’exposition au soleil est déconseillée par tous les dermatologues. Ils préconisent de rester le plus possible habillé, éviter les heures chaudes et mettre de la crème. Sur les visages et les zones fragiles, il faut mettre l’indice 50. Les gens sont des drogués du soleil. Ils sont avertis mais ils sont tellement accoutumés qu’ils ne font pas l’effort de se protéger. Ils disent qu’ils ont pris un coup de soleil sans s’en rendre compte. Santé d’abord !