Inondations à Paris en 1910.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

    Déjà 3 mois qu’il pleut sans discontinuer à Paris et en région parisienne en cette fin d’année 1909. Les terres sont saturées d’eau. Une accalmie de quelques jours a lieu mais les averses reprennent de plus belle le 15 janvier 1910. Les Parisiens se rendent auprès de leur fleuve afin d’évaluer sa menace ; l’inquiétude est grande car la Seine gonfle de minute en minute. A partir du 20 janvier 1910, la navigation sur le fleuve est interrompue, faute d’espace pour naviguer sous les ponts.

A cette époque, les 5 800 horloges publiques de Paris fonctionnaient toutes à l’air comprimé fabriqué et envoyé par de puissants compresseurs depuis une usine. Le 21 janvier 1910, la brusque montée des eaux de la Seine noie les machines, le mouvement des horloges stoppe net à 22 h 53 précises. Entre le 21 et 25 janvier, le fleuve déborde, déversant des millions de mètres cubes d’eau dans les rues de la capitale, de l’eau glacée et polluée par les égouts qui refluent. Les rues ressemblent à des rivières envahissant la rive gauche et la rive droite, deux mille caves sont inondées, Le métro en construction sera même un accélérateur de la crue ; l’eau empruntera ses tunnels pour remonter jusqu’à la gare St Lazare ou le boulevard Hausmann à près de 2 km du fleuve ! Tout juste âgée de 24 ans, la Tour Eiffel n’en croyait pas ses yeux de sentir ses pieds trempés dans l’eau chargée de détritus. Personne n’imaginait que Paris qui célébrait le progrès lors de flamboyantes expositions universelles pouvait être paralysé par les aléas de la météo.

Des moyens importants sont mobilisés pour secourir les sinistrés. Notamment la marine nationale qui envoie des matelots équipés de toutes sortes de barques afin d’évacuer les Parisiens et les aider à se déplacer dans les zones les plus inondées. Les chevaux reviennent en force, capables de se frayer un chemin là, où les automobiles ne peuvent aller sous peine d’immerger les moteurs. 75 000 chevaux furent mobilisés pour remplacer les transports en commun. Des passerelles en bois sont construites, les Parisiens valides se mettent au service des plus malheureux, l’entraide est ordonnée, des interventions de citoyens héroïques sont relevées, par la presse, dans toute la ville, l’élan de solidarité est exemplaire, du niveau de la catastrophe ! Cependant, des tensions se font sentir quand aux responsabilités de ce désastre, la désignation de boucs émissaires, lorsque les prix s’enflamment chez les commerçants et on frôle même le lynchage à plusieurs reprises lorsque les pillards sont neutralisés par la population.

Enfin, l’eau commence à baisser le 29 janvier, même si le fleuve ne retrouve son lit que 5 semaines plus tard, aux alentours du 10 mars. La priorité est le nettoyage et l’assainissement pour éviter toute propagation d’épidémies ; s’organise aussi une grande distribution de produits désinfectants. Les dégâts sont astronomiques, presque tout est à refaire, enlever la boue infiltrée dans la moindre anfractuosité. Eponger, nettoyer, frotter et encore nettoyer est le labeur de chacun. Cinq à six mois sont nécessaire pour retrouver un paysage urbain presque normal. Si le bilan financier de cette inondation, sur le plan économique et matériel, est gigantesque, Paris intra-muros, a eu beaucoup de chance en ne déplorant qu’une seule victime liée à ce cataclysme pluvieux. En comparaison, le bilan est beaucoup plus sévère en banlieue.

Les experts ont étudié, sous tous les angles, les raisons de cette catastrophe, 108 ans plus tard, les zones inondables restent les mêmes et les risques sont réels, voire programmés dans le temps. Ce scénario catastrophe se reproduira un jour dans la capitale et probablement dans un avenir proche car c’est une crue considérée comme centennale, c'est-à-dire qu’il y a une chance sur 100 qu’elle se reproduise chaque année, et comme cela fait 108 ans qu’elle ne c’est reproduite, en terme de probabilité, le risque est imminent. Et on s’y prépare. Un exercice de gestion de crise, nommé « Sequanna 2016 » a été réalisé, en mars 2016, pour tester la réactivité des services, plus nombreux et mieux préparés qu’en 1910 (pompier, sécurité civile, hôpitaux…). Avec l’objectif d’être fin prêt pour affronter la prochaine grande inondation. 

Paris et sa banlieue subissent les pires inondations de son histoire. Au coeur de la capitale, la rue de Lyon est une rivière où l'on se déplace en barque. De longs mois seront nécessaires pour retrouver une situation normale. Photo de 1910. 

 

Brésil, des richesses convoitées.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

Appelant à délaisser la course à la surconsommation au profit de la réduction des inégalités, les associations soulignent l’urgence à mesurer avec précision les quantités d’eau importées dans les produits que nous consommons. Un constat valable pour l’ensemble des ressources naturelles et de l’énergie consommée. La logique productiviste des temps modernes a préféré bousculer les schémas naturels plutôt d’en épouser les courbes. Le véritable écotourisme, soucieux de son environnement et de son rôle social représente la meilleure sauvegarde à l’avenir du pays. 

Au Brésil, comme toutes les terres sauvages du globe, la forêt amazonienne doit faire face aux destructions engendrées par les activités humaines, toujours plus envahissantes. La forêt amazoninne dont les richesses, au demeurant fort convoitées entraînent la création de grands barrages sur le fleuve Amazone et ses affluents visant à alimenter en énergie électrique les usines de transformations. La zone inondée est d’autant plus vulnérable que son bon fonctionnement dépend complètement de l’extérieur. Déforestation intensive, nombreux projets industriels, pollutions diverses, changement climatique, modification du régime hydrographique, extinction massive d'espèces florales et fauniques : chaque dérèglement menace de rompre ce fragile et miraculeux équilibre. 

Terrorisme écologique.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

De nouvelles formes de terrorisme ont fait leurs apparitions ces dernières décennies. Cet armement plus seulement des armes classiques à base d’explosifs car se sont ajouté des armes biologiques ou chimiques ayant un impact plus important.

De grandes zones pourraient être contaminées par des déchets radioactifs. Les réseaux d’eau potable de grandes villes infectées et rendues impropre à la consommation humaine.

L’imagination destructrice des hommes est sans limites.  

Au cœur de l’économie.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

            L’eau est essentielle au corps humain, aux animaux et à la flore mais elle est également au cœur de notre système économique. Au fil des siècles, l’eau a été maîtrisée partiellement par les hommes même si quelquefois les sottes d’humeur de l’élément liquide sont indomptables, violentes et meurtrières.

Quoi qu’il en soit elle est indispensable. Elle permet aux agriculteurs d’irriguer les champs et d’abreuver le bétail. Les industries l’utilisent pour fabriquer des produits, pour nettoyer, lubrifier ou refroidir les machines.

Depuis que l’homme construit des barrages hydrauliques, l’eau permet de produire de l’énergie électrique, non polluante faut-il le rappeler mais qui a un impact négatif sur la faune et la flore.

Voici une liste, non exhaustive, de produits industriels qui utilisent une quantité d’eau importante nécessaire à leur fabrication :

1 litre de bière utilise      25 litres                1 kilogramme de sucre   100 litres,

1 kilogramme de papier 250 litres              1 kilogramme d’aluminium     1 250 litres

1 kilogramme de blé      1 500 litres           1 automobile                           35 000 litres.

 

L’eau lave mais c’est l’argent qui la rend propre.

Proverbe du Congo Afrique. 

Pluies diluviennes.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

    Les inondations sont, à l’échelle mondiale, les catastrophes naturelles qui causent le plus de pertes en vies humaines et de dommages matériels. Au cours des dernières années, il est survenu en Europe environ 100 inondations importantes, qui ont tué 700 personnes et engendré des dégâts évalués à 25 milliards d’euros. Se protéger contre les inondations a toujours été un souci constant de l’humanité et la référence au Déluge, emploi du terme pluies diluviennes dans les propos quotidiens est une manifestation de cette inquiétude venue des temps immémoriaux.

En Catalogne du Sud, en Languedoc et en Roussillon, les pluies diluviennes sont un phénomène qui surviennent en automne et au printemps déversant des quantités d'eau énormes en plusieurs jours. Les cumuls gonflent certains cours d'eau, lesquels occasionnent par endroits, parfois localement, des dégâts qui peuvent être très importants.