Mise en garde des scientifiques : il y a urgence !

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

              Plusieurs phénomènes sont conjugués pour transformer une situation d’équilibre relatif en situation de pénurie : l’explosion démographique. En un siècle la population mondiale a été multipliée par 3, les surfaces irriguées par 6, la consommation par 7. Bilan : la quantité d’eau disponible a diminuée de un tiers (1/3) en 25 ans. Quand au prix, il augmente de 9 % par an en moyenne.

Parallèlement, la qualité de l’eau disponible se détériore d’année en année : la pollution empire, dans les zones riches comme dans les pays pauvres. La France n’est pas à l’abri : 7,2 millions d’habitants sont alimentés par une eau de mauvaise qualité.

       Même en Europe, de nouvelles zones de sécheresse, voire d’aridité, sont en train d’apparaître. Sans surprise, les régions méditerranéennes, telles l’Andalousie, la Catalogne ou le Portugal ont des problèmes. Les experts sont formels: si la pénurie d’eau n’a pas encore vraiment commencé, elle s’inscrit dans notre futur très proche. Il suffit de comparer nos réserves naturelles et notre consommation. Dans très peu de temps, la seconde dépassera la première.

Depuis plus de 30 ou 40 ans que la communauté scientifique alerte les pouvoirs publics sur la pollution aquatique due aux pesticides, aux résidus pharmaceutiques et plastiques. La mise en garde des scientifiques est claire, il y a urgence. 

Révoqués.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

          Pays d’Afrique australe, le Zimbabwe est devenu indépendant en 1965. Jeune démocratie que certains politiciens oublient facilement.  Deux employés du service de l’eau de la ville d’Harare, métropole de 2,8 millions d’habitants, ont fait l’objet d’une convocation pour comparaître devant une commission disciplinaire pour avoir « coupé » le robinet d’eau potable à un ministre du gouvernement. Les releveurs de compteur mandatés par les services communaux de la ville ont déconnecté du réseau la résidence de cette personnalité pour défaut de paiement d’une facture d’eau potable avoisinant 3 millions ZWD (412 euros). Ces imprudents employés auraient dû savoir que Chombon, c’est le nom d'un ministre. Pas n’importe lequel, de ministre, celui des Travaux publics et de l’Habitat qui loge avec sa nombreuse famille dans un quartier huppé de la capitale !

Devant la commission  de discipline les employés affirment qu’ils ignoraient à qui appartenait le compteur de l’usager. Le travail c’est sérieux, on ne babine pas avec les « étourderies ». La sanction tombe : licenciés ! Ils ont appris à leurs dépend ce que signifie outrage à VIP ou Very Important Person ! Le Zimbabwe étant une ancienne colonie anglaise, la traduction en français : très haute personnalité !

Cette VIP, ce monsieur Chombo a déjà fait parler de lui dans le pays en suspendant le maire de Harare et de la plupart de ses conseillers parce qu’ils fournissaient, à son avis, des services insuffisants aux résidents de la capitale. Il nomme aussitôt des commissaires pour gérer la ville. Malgré l’évidente bonne volonté des commissaires, la qualité des services se détériorent davantage.

Chut, faut pas le dire, y a risque d’emprisonnement à vie ! 

La pire de toute l'histoire.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

    Le Sahel est une vaste région d’Afrique parmi les plus arides et inhospitalières de la planète. Cette région prend racine aux rives de l’océan Atlantique et s’étend jusqu’aux côtes occidentales de l’Afrique englobant 6 pays très pauvres : le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, la Haute-Volta, le Nigéria et le Tchad. 

En arabe, le mot Sahel veut dire « plage », avec comme référence le fait que cette région couvre une partie du Sahara ; pour les gens c’est « la grande plage de sable ». Le Sahel est habitué aux sécheresses et aux privations. Lorsqu’il s’agit d’une année normale ; bon an, mal an, le ciel lâche de 10 à 50 cm d’eau, cela rempli les puits et les oasis, rendant ainsi possible les cultures agricoles des terres. Mais à partir de 1968, une série d’années exceptionnellement sèches, ramena les précipitations d’eau presque à zéro. Un manque de pluie qui provoqua l’assèchement complet des points d’eau, lesquels sont vitaux pour la survie des bergers et de leurs troupeaux qui par conséquent menaça de dépeupler complètement le Sahel.

Commencée en 1968, cette terrible catastrophe dura jusqu’en 1974. La pénurie était parmi les pires de toute l’histoire. 

Au cœur de l’économie.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

   L’eau est essentielle au corps humain, aux animaux et à la flore mais elle est également au cœur de notre système économique. Au fil des siècles, l’eau a été maîtrisée partiellement par les hommes même si quelquefois les sottes d’humeur de l’élément liquide sont indomptables, violentes et meurtrières.

Quoi qu’il en soit elle est indispensable. Elle permet aux agriculteurs d’irriguer les champs et d’abreuver le bétail. Les industries l’utilisent pour fabriquer des produits, pour nettoyer, lubrifier ou refroidir les machines.

Depuis que l’homme construit des barrages hydrauliques, l’eau permet de produire de l’énergie électrique, non polluante faut-le rappeler mais qui a un impact négatif sur la faune et la flore.

Voici une liste, non exhaustive, de produits industriels qui utilisent une quantité d’eau nécessaire à leur fabrication :

1 litre de bière utilise     25 litres                                 1 kilogramme de sucre  100 litres,

1 kilogramme de papier     250 litres                           1 kilogramme d’aluminium    1 250 litres

1 kilogramme de blé      1 500 litres                             1 automobile                35 000 litres. 

 

Le tigre a beau se baigner dans l'eau, ce ne sera jamais un caïman.

Proverbe du Burkina-Fasso.

Le Burkina-Fasso, littéralement "Pays des hommes intégres", est un pays francophone d'Afrique de l'Ouest dont la capitale est Ouagadougou. Le pays accède à l'indépendance le 5 août 1960 et est actuellement peuplé d'environ 19 513 000 habitants.

Nouvelles pratiques agricoles.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

            Près de 70% de l’eau consommée au niveau mondial est utilisée par l’agriculture, loin devant les industriels et les particuliers et, dans ce contexte de rareté de la ressource, le développement de nouvelles solutions et pratiques apparaît comme une nécessité pour produire mieux avec moins et, ainsi répondre aux besoins alimentaires de la population mondiale. Pour faire face à ces contraintes qui touchent de plus en plus de régions dans le monde, les solutions innovantes se développent, permettant de mieux gérer les consommations d’eau du secteur agricole. Entre baisse de la consommation et recours aux nouvelles technologies, un tableau de quelques solutions mises en œuvre dans des pays frappés par de fréquentes pénuries.

La Californie (USA) connaît son quatrième été de sécheresse d’affilé et la question de l’eau devient un problème récurrent. Les agriculteurs californiens se mobilisent à travers une initiative volontaire de réduction de leur consommation d’eau. Les exploitants agricoles ont pris conscience de l’importance de la préservation de la ressource après quelques décennies où l’on a consommé l’eau sans compter. Depuis mai 2015, une centaine d’agriculteurs du delta de Sacramento ont ainsi volontairement décidé de diminuer de 25 % leur consommation en eau, afin de prévenir la mise en œuvre de restrictions obligatoires plus conséquentes.

A Lérida en Andalousie (Espagne), l’une d’entre elles permet de mettre en place une irrigation intelligente en apportant à la plante automatiquement l’eau et les fertilisants dont elle a besoin, au bon moment et en bonne quantité. Elle permet aussi l’irrigation  de 250 hectares de vignes. Le logiciel de gestion collecte des données par le biais de sondes placées dans le sol, données qui lui permettent de calculer et déclencher quotidiennement le programme d’irrigation. Ce système d’auto-irrigation permet non seulement de maintenir un niveau de qualité de la vigne, mais également de réduire les coûts en eau et énergie.

En Italie, la ville de Milan a choisi de mettre en place un système de réutilisation des eaux usées pour l’irrigation des cultures, y compris en période de sécheresse. Le procédé repose sur la désinfection par ultra-violets des eaux usées en plus des procédés de traitements classiques, qui assure la maîtrise sanitaire des eaux traitées et autorise leur utilisation en cultures maraîchères. Une technologie qui assure l’irrigation de 22 000 hectares de terres agricoles.

Bien que dans une situation conjoncturelle, la France doit faire face à des séquences de sécheresse depuis le mois de juillet 2015. Un enjeu lié au changement climatique qui incite les agriculteurs à changer leurs usages et leurs pratiques professionnelles, pour faire face aux complications d’approvisionnement en eau mais aussi œuvrer à une gestion raisonnée lorsque le précieux liquide se fait rare. En juillet 2015, des mesures de restriction d’usage de l’eau ont été décrétées dans de nombreux départements français ; des niveaux de restriction variables allant de simple définition de créneaux horaires pour l’arrosage des espaces verts, jusqu’à l’interdiction de prélèvements à des fin agricoles.