Réserves Naturelles Catalanes.

Écrit par Super User. Publié dans Nos Pyrénées.

01 octobre 2016.    Le Mas Larrieu, la forêt de la Massane,  Py, Mantet, Prats de Mollo, Nohèdes, Conat, Jujols et la vallée d’Eyne : 9 réserves naturelles placées sous la gestion de la Fédération des réserves naturelles catalanes (FRNC) sont des territoires intouchables.

Tous ces grands espaces hébergent une flore riche et diversifiée où l’on recense 2 500 plantes et une faune comprenant des espèces emblématiques, ultra-protégées. Le desman des Pyrénées, mammifère aquatique aux pattes palmées et au long appendice nasal en forme de trompe, discret et timide qui ne se déplace que la nuit. Ce rat-trompette est hélas en régression à cause de la pollution des cours d’eau de montagne. Il ne resterait qu’une petite centaine  de spécimens. Un plan quinquennal a été mis en place de 2009 à 2014. Espérons que les résultats soient positifs. Un autre animal en danger potentiel est le grand tétras vivant également près des torrents et rivières. Actuellement les spécialistes ont recensé entre 400 et 480 individus peuplant le territoire catalan. Le dernier rapport  laisse apparaître une nette baisse des taux de sa reproduction, de l’ordre de 0,8%. Quand au gypaète barbu, rapace totalement inoffensif qui se nourrit d’os et niche en haute montagne de préférence dans les falaises et les parois rocheuses entre 700 et 2 300 m d’altitude, il assure une fonction sanitaire dans la nature puisque friand des carcasses d’animaux contribuant ainsi à leur élimination. Cinq couples ont été repérés dans les Pyrénées Orientales par les techniciens chargés de leur nourrissage et se répartissent cette tâche entre Nohèdes, Jujols et Prats de Mollo. Enfin le loup, considéré comme grand prédateur a marqué dans nos montagnes divers itinéraires. Le prélèvement de crottes et de poils envoyés à un laboratoire spécialisé a permis de confirmer la présence de trois individus évoluant entre les massifs du Carlit, du Puigmal, sur le territoire de Prats de Mollo et la forêt de Boucheville. Tous ces animaux, petits et grands ont besoin de cours d'eau non pollués. La nécéssité de ce travail de fond est évidente; espérons qu'il portera ces fruits dans les prochaines décennies afin de garder pour les futures générations ce patrimoine naturel exceptionnel

L’eau des neiges.

Écrit par Super User. Publié dans Nos Pyrénées.

    A moins de 50 km de la Méditerranée se trouve le massif du Canigou couvert de neige une bonne partie de l’année. A partir de la montagne mythique des Catalans, les plus hauts sommets et versants des Pyrénées catalanes sont saupoudrées « d’or blanc » et il en est de même du massif du Carlit dont le pic est le plus élevé des Pyrénées Orientales (2 909 m). Du point zéro sur le littoral de la Méditerranée, on passe en 100 km environ (à vol d’oiseau) à presque 3 000 mètres d’altitude. C'est-à-dire que sur les grands sommets des montagnes pyrénéennes, il n’y a pratiquement pas un hiver sans neige !

Les Pyrénées catalanes, possèdent un labyrinthe de torrents et petites rivières qui récupèrent les eaux ruissellantes sur les versants, remplissant abondamment les réservoirs que sont les nombreux petits lacs naturels et plans d’eau artificiels.

Quatre plans d’eau construits par les hommes sont de véritables mers intérieures, alimentés par la fonte des neiges. Les barrages de Lanoux et des Bouillouses sont destinés exclusivement à la production électrique, à l’irrigation, à la pêche ; les barrages de Matemale et de Puyvalador créent aussi de l’énergie électrique mais sont ouverts à tous les loisirs et les plaisirs aquatiques que procure l’eau. En plus de participer au développement durable, ces lacs artificiels ont transformé avantageusement le décor et modelé un environnement où la faune, la flore et les activités humaines s’intègrent harmonieusement.

Sur les Pyrénées catalanes, « l’or blanc » après avoir été un léger flocon de neige ou un bloc de glace scintillant se métamorphose en « or bleu », c'est-à-dire en eau ;  une ressource précieuse dont le but après avoir irrigué la nature et servi les hommes est de rejoindre, tôt ou tard, la mer Méditerranée. 

A 2017 m d’altitude, un barrage.

Écrit par Super User. Publié dans Nos Pyrénées.

 A la fin de l'hiver et au printemps, à la fonte des neiges, les eaux alimentent ruiseaux et torrents. Une centaine de kilomètres en aval après avoir rendus de fiers services sur son parcours, elles se jettent dans la  Méditerranée. Le cycle de l'eau recommence. 

 A 2 017m d’altitude, aux pieds du Grand et Petit Péric prend forme le barrage des Bouillouses construit sur des marécages de 1903 à 1910. Avec 149 hectares de superficie, il constitue l’un des plus grand lacs des Pyrénées françaises dans un paysage de haute montagne où l’eau est omniprésente. Légèrement en aval de la retenue artificielle, tourbières, mares, mouillères et ruisselets inondent au cœur d’une forêt domaniale un bas-fond qui se réduit ou s’élargit au rythme des fontes de neige. La nature n’est nulle part aussi majestueuse, ni aussi riche, ni aussi variée que dans cette chaîne de montagnes qui s’élèvent dans un ciel presque toujours bleu. Afin de préserver les richesses de ce patrimoine naturel d’exception, le site du lac des Bouillouses et ses abords est classé depuis le 24 juin 1976, auquel il faut ajouter son intégration au réseau Natura 2000 qui atteste si besoin était, sa remarquable biodiversité à l’échelle européenne.
Le barrage des Bouillouses constitue le point de départ vers les étangs, tous différents les uns des autres, disposés sur le chemin du Carlit, du Péric, de la Calme ou de la Grave
Pour découvrir, pour explorer, pour apprécier cette constellation de miroirs où le soleil joue avec les nuances de l’eau au fil du jour, plus de 60 km de sentiers parcourent l’espace qui autorise parfois de rencontrer et d’admirer à la bonne saison un desman des Pyrénées, le grand tétras, une colonie de marmottes s’abreuvant au petit matin ou encore le gypaète barbu à la recherche d’une proie.
Mais aussi pour les randonneurs confirmés l’observation au printemps d’un aigle royal tournoyant au-dessus d’une harde de isards accrochés sur les versants d’un sommet, afin de kidnapper un jeune caprin pour assouvir sa faim. La cruelle loi de la nature dans un espace d’une exceptionnelle beauté.

 

Le point central de la digue offre une vue magnifique à 360°sur le lac, les pics du Petit et Grand Pèric dans un environnement naturel exceptionnel.  

 

Un brin de fraîcheur des Pyrénées

Écrit par Super User. Publié dans Nos Pyrénées.

Le plan d'eau du barrage de Puyvalador en Capcir a disparu, une couverture de glace et de neige le recouvre totalement. En haut du cliché, formant un angle droit, l'eau vive de la rivière Aude se fraie un passage dans la neige. Le plan d'eau est, durant les vacances d'été, une base de loisirs aquatiques prisée et je vous rassure, pas un flocon de neige sur tout le Capcir, chaque saison en son temps ! Hiver 2015.

tut, tut, le "canari" de Cerdagne

Écrit par Super User. Publié dans Nos Pyrénées.

15 JUIN 2016.   Appelé le "canari", le petit Train Jaune intègre les légendes du pays catalan. Riche d'une histoire humaine, parcourant un paysage unique, son chemin par monts et par vaux jalonné d'audacieux ouvrages d'art, son avenir est de valoriser ce patrimoine époustouflant. Au fond de son canyon, le murmure de la Têt est imperceptible mais le "canari" souffle, grince, bringuebale, parade et siffle annonçant son passage. Une carte postale blanchie par des résidus neigeux.