Le vin, la mer et les vignerons-pêcheurs.

Écrit par Super User. Publié dans Histoire d'ici.

Les vendangeurs sur les coteaux qui entourent Banyuls sur Mer en 1957.


Souvent, lorsqu'on est curieux de découvrir des civilisations lointaines, on s'extasie devant le travail accompli par les hommes habitant des villages nichés au creux d'étroites vallées, bordées de hautes montagnes. Au fond de ma mémoire défilent les paysages d'Asie où les hommes exploitent les rizières étagées, sur des flancs vertigineux où l'eau s'écoule d'un bassin à l'autre par un ingénieux système hydraulique. En Amérique du Sud, les lopins de terre enroulés sur le relief escarpé, l'eau apprivoisée circule de terrasses en terrasses pour donner la vie. Des paysages millénaires, de toute beauté, modelés par les premiers paysans afin d'arracher à cette terre, difficile et ingrate, leur subsistance.
Parfois, on prête moins d'attention aux merveilles qui nous entourent. En Roussillon, un petit pays au ciel toujours bleu, acculé sur les Pyrénées, longé par la Méditerranée, un paysage qui peut rivaliser avec bonheur aux beautés que nous admirons ailleurs. Une contrée, appelée Côte Vermeille, en bordure de l'arc méditerranéen, là où la montagne plonge sans remords dans les flots scintillants qui battent une côte sauvage perlée de caps érodés et de criques minuscules. Autrefois les hommes prélevaient leur nourriture dans l'inépuisable garde-manger de la mer, certes généreux mais capricieux.
Les Phéniciens puis les Grecs, peuples de marins et de marchands écument la Mare di terra. Les Grecs, au VI° siècle avant J-C, baptisent une petite anse, Portus Vénéris, le port de Vénus. Puis la civilisation romaine impose sa puissance. D'Ostie, le port de Rome, une armada de navires marchands vogue vers les pays autour de la Mare Nostrum. Sur la route maritime d'Ibèrie, les Romains créent des comptoirs à Narbo Martius en Gaule, à Emporiae, à Tarraco, à Barcino. Navigateurs expérimentés, lorsque le vent du Nord dépoussière rageusement le golfe du Lion, ils mettent à l'abri les bateaux chargés d'amphores à Portus Vénéris. Familiers de ce mouillage, les Romains s'installent conquis par ce décor authentique, illuminé par un soleil généreux. Dans leurs bagages, une culture et pléthore de savoir-faire. Ils vénèrent Bacchus dieu de la vigne et du vin, représenté avec un thyrse dans une main et une grappe de raisin dans l'autre. Forcément, le bon vin est la boisson préférée des nouveaux conquérants, d'ailleurs le bon nectar est l'objet d'un commerce florissant sur la Mare di Terra. Dans les cales des trirèmes, les Romains trimbalent des pousses d'oliviers et des plants de vignes ! Dès lors, les gens du cru deviennent pêcheurs-vignerons mais par-dessus tout, sculpteurs de la nature ! Lorsqu'il n'est pas raisonnable de défier la Méditerranée, les pêcheurs meublent leur temps à planter patiemment des plants de vigne sur les versants ardus des derniers contreforts des Albères, dessinant un environnement viticole de toute beauté. Ce vignoble lorgne l'horizon d'azur de la Méditerranée, face au vent d'Est qui apporte une pluie bienfaisante lorsqu'elle échoit finement sur un sol toujours assoiffé mais, parfois l'imprévisible climat méditerranéen ouvre ses vannes célestes copieusement et brutalement. En pays catalan, on dit «qué plau a samals» dont la traduction en français est explicite : il pleut à pleines comportes, c'est-à-dire plus que de raison ! Pressée de retourner à la mer, l'eau dégringole sur des pentes naturelles approchant parfois 20 %, ce déchaînement, cette impatience ravine le sol, creuse des ornières, dénude les racines des ceps, érode les parcelles. De calamités en adversités, l'expérience s'accumule ! Génération après génération, la réflexion, la persévérance des pêcheurs-vignerons à la faveur d'un opiniâtre labeur de préparation, de défrichage, de planification, l'aménagement des versants prend forme. Il faut choisir avec beaucoup d'attention et de soin le passage de l'agulla (la rigole) et els peus de gall (les pieds de coq). Puis succèdent les constructions des murets de pierre qui exigent des fondations penchées vers l'arrière, jusqu'à la roche pure enfouie parfois à 1 mètre de profondeur. Les cossols (fondation faites de gros cailloux) sont enterrés dans la terre. Pour achever ce travail de forçat, on répandait la terre dans chaque feixa (parcelle), entre les 2 murettes pour adoucir la pente. La moindre petite goutte de pluie, dès qu'elle touche le sol est canalisé, dirigé, freiné pour qu'elle soit douce avec la terre. Les agullas et els peus de galls sont pavés. Toutes les constructions sont réalisées en schiste, la pierre indigène. Ce système d'écoulement des eaux est unique. Il maîtrise efficacement l'érosion du sol. En pays Cathare, dans la vallée de l'Agly, dans le Confluent les garrigues gardoises, de nombreuses et diverses cultures étaient exploitées sur des terrasses construites avec des murettes mais le climat est différent et l'érosion est de moindre importance.
Sans l'intelligence, sans le sens d'observation, sans l'habileté, sans le courage, sans les outils adéquats, sans le mulet, indispensable compagnon de pénitence, sans le savoir-faire ancestral des gens de la terre, ce vignoble, aujourd'hui terroir réputé, n'aurait jamais existé. Si durant des siècles, des générations d'hommes obstinés, se sont acharnés à façonner les feixas, les murets, répéter inlassablement les mêmes gestes, tracer un réseau de rigoles pour évacuer l'eau, c'est qu'ils devinaient que ce terroir serait reconnaissant. Et il l'est !
La tour de Madeloc (XIII° siècle) perchée sur un éperon à 656 mètres d'altitude, contemple au fil de la journée les couleurs changeantes de la Méditerranée, à ses pieds s'étale un amphithéâtre dont les parures défilent avec les saisons. Un ouvrage, fruit d'un labeur pharaonique accompli dans la sueur, le sang et la douleur. Tant que les hommes et les femmes cultivent, jour après jour ce terroir, ce tableau enchantera nos yeux et nos cœurs !
Ces paysages sont notre mémoire et notre avenir. Notre mémoire parce qu'ils sont façonnés par des générations d'hommes et de femmes, notre avenir car leurs qualités sont devenues des atouts du développement économique.


Le vin, c'est la lumière du soleil captive dans l'eau.

Galilée, illustre astronome italien (1564-1642).

Lo camel (le chameau) de Béziers.

Écrit par Super User. Publié dans Histoire d'ici.

Vers l’an 250, fuyant la persécution des Romains contre les chrétiens, Aphrodise arrive d’Héliopolis, ville d’Egypte où il était grand prête du temple Mercure. Dans sa fuite erratique avec son chameau, il fait escale à Béziers. Il trouve une grotte et s’y installe longtemps pour échapper aux persécuteurs de chrétiens.

Puis la foi chevillée au corps, il écume la région à nouveau pour prêcher ardemment la parole du Christ. Il influence profondément la population. L’évêque de Narbonne le consacre premier évêque de Béziers.

Mais ce n’est pas apprécié par tout le monde, pour avoir voulu propager trop activement les doctrines de J.C, il mourut martyr. En effet il est décapité sur la place Saint-Cyr de Béziers, sa tête jetée sans ménagement dans un puits. Le puits n’était visiblement pas d’accord car soudain, un fort gargouillement suivi par une remontée brutale de l’eau jusqu’à la margelle sur laquelle émerge la tête d’Aphrodise, le saint ayant retrouvé sa tête, la portant entre ses mains, se dirigea vers l’extrémité nord de la ville.

Sur son parcours les gens répandaient des escargots et le saint les effleure sans en écraser aucun. Au carrefour du Saint-Esprit, des tailleurs de pierre raillent et traitent de fou le saint homme. Dieu les punit de leur irrévérence en les pétrifiant sur place dans l’attitude où ils se trouvaient.

Arrivé au bout de la ville, il s’ensevelit dans la grotte, qui deviendra la crypte actuelle, puis y mourut paisiblement.

Son corps fut déposé dans un antique sarcophage de marbre gris. L’eau du tombeau, transformé en baptistère, possédait certaines vertus : on venait de partout pour y faire baptiser les enfants afin de les préserver du «haut mal» et ceux qui en étaient atteints buvaient l’eau contenue dans le sarcophage pour s’en guérir. Lo camel (le chameau) du saint fut recueilli et hébergé avec soin, par les biterrois. Originaire des pays où l’eau est rare, le seul chameau à une bosse est devenu l’emblème de la capitale du vin et depuis les temps anciens, il défile dans les rues de sa ville d’adoption pour les fêtes de la Caritach (charité) le 28 avril. La procession se dirige vers l’église de son saint patron, l’église Saint Aphrodise, pour célébrer le patron de la ville de Béziers.

Les paysans de la mer en Languedoc.

Écrit par Super User. Publié dans Histoire d'ici.

En Languedoc, on dit communément que les pêcheurs « respirent l'eau et goûtent l'air ». Comme les paysans de la terre, les paysans de la mer transmettent de génération en génération des dictons et adages. La langue occitane accompagne admirablement l'accent chantant et rocailleux vers un langage imagé, poétique, autour du temps, de l'orientation des vents, de l'état de la mer ou le comportement des animaux aquatiques. Dans tous les cas, des observations ancestrales, riches de bon sens.

Alba roja, vent o ploja         

traduction : Aube rouge, vent ou pluie.Quand à l'aube on aperçoit vers l'Est des lueurs rouges,
elles signalent l'arrivée du Grec, pluie et vent bientôt.


Aqui lo mantèl dels paures     

traduction : Voici le manteau des pauvres.
Cela exprime que les pauvres ne disposaient que des rayons du soleil pour se réchauffer. Les pêcheurs sont habillés de façon modeste car le sel et le soleil détériorent rapidement les tissus.


Jorn de bruma, jorn de caud     

traduction : Jour de brume, jour de chaleur.
Lorsque le vent est faible et que la brume matinale est épaisse, c'est en été,
l'assurance d'un grand beau temps.


La tramontana, lo jorn buffa, la nèit chauma    

traduction : La tramontane le jour souffle, la nuit, faiblit.
Lors des séquences anticycloniques chaudes, la tramontane faiblit la nuit.


La paupada del solelh

traduction : L'accalmie du soleil. A l'aube et au crépuscule, il est fréquent qu'une accalmie du vent ait lieu, moment favorable pour la pose et la relève des filets.


Lo gregau qu'a manjat las tetas a sa maïre 

traduction : le vent grec qui a mangé les tétons de sa mère. Un brin poétique, vieux comme le monde, ce dicton compare ce vent à un enfant ingrat ayant mangé ou mordu le téton de sa mère, qui elle avait une démarche nourricière pleine de vertu. Ce vent du nord-est dès qu'il se lève pose des problèmes aux marins qui savent que la pêche sera infructueuse.


Grèc, pluèja al bèc

traduction : Grec, pluie au bec. Ce vent peu apprécié apporte la pluie, et même la neige en hiver.

Les animaux
Qual caça cardonilhas e qual pesca tenhilhas crompa ni camps ni vinhas.
Qui chasse des chardonnerets et qui pêche des tellines n'achète ni champs ni vignes.

Quand les grenouilles coassent, parfois par milliers,
la nuit sera très belle sans vent et avec de la rosée.

Quand les goélands se regroupent, volent ou tourne en rond,
haut dans le ciel, un coup de vent de nord-ouest est imminent.


Le temps. Si l'on peut voir clairement les Pyrénées et le cap de Creus, c'est le présage d'une rotation du vent marin. Mais il est aussi annoncé par la présence d'une grosse mouche se promenant sur les vitres à l'intérieur des maisons. Elle porte évidemment le nom de « mouche de marin ».

La mer. Si la nuit, vous vous tenez face à la mer, et que vous l'entendez plus forte du côté droit, en provenance du Sud, le lendemain vous aurez du beau temps. A l'opposé, si elle « brame » du côté gauche, elle peut devenir dangereuse.

L’anguille était reine.

Écrit par Super User. Publié dans Histoire d'ici.

Sur tous les étangs du littoral languedocien et catalan, les pêcheurs emploient les mêmes méthodes de pêche depuis les temps séculaires. 

 

Bages est un pittoresque village du département de l’Aude en terre languedocienne juché sur un effleurement abrupt. Les Pyrénées, le massif du Canigou et la chaîne des Corbières composent un magnifique décor de fond dont les nuances varient avec les saisons. A ses pieds, l’étang, qui porte son nom, consens un regard serein vers la Méditerranée. Au retour d’un long voyage, les flamands roses s’arrêtent plusieurs jours pour reprendre des forces ; avec les nombreux oiseaux indigènes ils contribuent à cette beauté singulière de cet environnement où la flore, la faune et les hommes s’imbriquent harmonieusement. J’allais oublier que la vigne entoure amplement la commune, mais paradoxe, Bages est considéré comme un village de pêcheurs.

On est en mars. Il fait encore bien frisquet au lever du jour sur l’étang où les vents soufflent environ 285 jours par an. On ne va pas sur l’étang comme on va au bureau. Le pêcheur enfile ses cuissardes et un gros pull-over bien épais. Il est à pied d’œuvre à 6 heures 30 pour aller relever les « trabacous ». Si les dieux de l’eau saumâtre sont favorables, devraient gigoter quelques kilos d’anguilles, des vertes, celles qui en automne partent comme un seul homme, dans la mer des Sargasses.

Aujourd’hui, c’est presque une grasse matinée. En été pour l’anguille, la journée commence à 4 heures du matin. Il faut faire vite, « que le soleil touche pas trop les anguilles, sinon elles tourneraient vite de l’œil » et cela complique la qualité et la vente. En mars c’est la pêche libre, et le premier boulot de l’artisan est de retrouver ses filets, il les cale en plein étang, bien isolés avec leurs 7 grands piquets fichés dans la vase et puis le lendemain il ne reconnait plus rien. D’autres sont venus y planter les leurs et il faut naviguer un moment dans ce petit labyrinthe de pieux avant de découvrir son bien ! Heureusement les repères de la terre aident ! En quelques minutes, la petite barque à moteur atteint les zones de filets puis a été propulsée, moteur coupé, à coup de partègue (longue perche). D’une main, le pêcheur a soulevé une poche du trabacou, dénoue la cordelette qui la bouclait et vidé dans un baquet le jet d’anguilles luisantes, puis le piège a été refermé. La tournée continue ; elle peut durer 2 ou 3 heures si l’artisan inspecte les 16 filets qu’il a le droit de caler où bon lui semble. Aujourd’hui, la prise est plus que moyenne, seulement une vingtaine de kilos qu’un camion frigorifique viendra prendre en fin de matinée.

L’anguille est un animal mystérieux et le piéger l’est tout autant, d’ailleurs tout ce qui touche l’anguille est alambiqué ! Peut-être n’y avait-il pas assez de vent ? Peut-être que…Mais allez savoir. Même pour les pêcheurs chevronnés qui possèdent 30 ou 40 ans de métier derrière eux, qui font partie de la lignée des travailleurs de l’étang où l’on se transmet les astuces et les techniques « maison » depuis au moins le néolithique ne maîtrisent pas l’équation. L’anguille reste l’anguille ! Un « être », espiègle, déconcertant, aussi fantasque que l’indice des prix, une énigme qui glisse entre les mains et les mailles des observations accumulées par des générations. Ce que l’on expose du côté de Bages, et à coup de conditionnel, c’est que le vent du sud serait favorable, mais en réalité argumente un membre de la confrérie, c’est d’abord le changement de temps qui « fait pêcher ». Il y aurait aussi de « bons coins », ceux où l’herbe en pourrissant produit l’escavène, un appât dont l’anguille se délecte. L’anguille, explique un vieux pêcheur, on ne sait pas comment ça naît, ni comment elle se développe, ni où elle peut se tenir. Certains postes pêcheront 40 % de plus et sans raison. L’anguille verte par exemple, de septembre à décembre, elle disparaît pour être remplacée par l’anguille grise. Qu’est-ce qui se passe ? On n’en sait rien ! Vous mettez les deux mêmes filets, un même jour, au même endroit et vous en aurez un qui attrapera plus que l’autre. Pourquoi ? C’est inexplicable.

 

Une barque à fond plat que l'on nomme "bétoune ou beta" équipée d'un moteur. Autrefois la barque se déplaçait avec les rames. Les filets (les trabacos) à poser, un récipient pour maintenir les anguilles dans l'eau, rien n'a changé. On n'attend plus que le pêcheur !

 

Si tu donnes un poisson à un homme, il se nourrit une fois,

si tu lui apprend à pêcher, il se nourrit toute sa vie. Proverbe de Chine.

Déjà 45 ans !

Écrit par Super User. Publié dans Histoire d'ici.

En 1969, le maire de Cerbère inquiet de la dégradation de la Côte Vermeille dû à l’afflux massif de touristes attirés par la beauté sauvage du lieu et une pêche devenue industrielle, se mit à réfléchir en collaboration étroite avec le laboratoire Arago, installé sur le port de Banyuls sur Mer. Le laboratoire fut créé pour étudier la faune et la flore spécifique du golfe du Lion. Une référence scientifique connue et reconnue en France !

L’idée de cette collaboration, entre le laboratoire et le représentant de la ville de Cerbère était une initiative pionnière : mettre en « réserve » une partie de la côte rocheuse, ce qui ne c’était jamais fait en France. Un an après le début de cette étude, la municipalité de Banyuls s’associait au projet.

En 1971, le laboratoire Arago présentait un « rapport scientifique justificatif en vue de la création d’une réserve biologique sous-marine » qui concluait sur la nécessité de protéger certaines espèces particulièrement menacées.

Par un arrêté interministériel la première réserve marine française fut officiellement créée le 26 février 1974. Depuis 1977, le Conseil Général des P.O gère cet espace protégé. Pendant plus de 25 ans, la Réserve Marine s’est faite connaître tant au niveau national qu’international. Son statut d’espace marin protégé à taille humaine a permis de valider des options de gestion de l’environnement étudiées avec les autres réserves à travers le monde entier.

La Réserve Naturelle Marine de Cerbère-Banyuls est les fondations du Parc Marin du golfe du Lion et constitue son « cœur de nature » grâce à la richesse de son patrimoine naturel. Les efforts consentis au fil des années par les institutions départementales permettent, aujourd’hui, aux scientifiques d’étudier depuis cet observatoire à ciel ouvert mais également d’organiser un espace où les diverses activités cohabitent au bénéfice des amoureux de Nostra Mar et plus largement dans le respect de l’environnement.

L’idée avant-gardiste du maire du petit port de Cerbère, hélas trop tôt disparu, est appliquée, depuis, dans toutes les mers du monde. A cette date commémorative, ce maire mérite un grand coup de chapeau de ses contemporains catalans !