Moulin hydraulique à Lanzarotte

Écrit par Super User. Publié dans Pompes et irrigation.

A Lanzarotte, les salins utilisent la force du vent pour actionner les moulins hydrauliques. Sur l'île le vent souffle en permanence toute l'année ce qui permet d'employer cette énergie durable afin de pomper l'eau de mer et de remplir les salines. Photo de 1970.

Lanzarotte est une île de l'Archipel des Canaris sur l'océan Atlantique, à 140 km des côtes du Maroc.

Le zaï, un système d’irrigation vieux comme le monde

Écrit par Super User. Publié dans Pompes et irrigation.

Le climat sahélien est une zone comprise entre le Sahara aride et les régions plus humides au Sud. Ce grand territoire est balayé par 2 masses d’air qui définissent le climat. D’abord l’harmatan, vent sec et chaud, chargé de poussière vient du plus grand désert du monde, ensuite arrive la saison des pluies, très violentes et irrégulières. Cette saison correspond à la période des cultures. Les alternances de fortes températures, de pluies et les vents violents sont à l’origine des sols dégradés.

Abandonné pendant longtemps, le zaï est une technique d’arrosage ancestrale. Cette méthode traditionnelle longtemps considérée comme anecdotique est à nouveau réutilisée au Mali, au Niger et au Burkina-Fasso. Une forme particulière de culture en poquet qui permet de concentrer l’eau et l’engrais naturel dans de petits trous où les graines sont semées. Pendant la saison sèche des cratères d’environ 40 cm de diamètre et 15 cm de profondeur sont creusés en quinconces tous les 80 cm. La terre retirée est disposée en demi-lunes en aval de façon à couper la vitesse du ruissellement et du vent pour éviter l’érosion du sol. La surface de la terre qui n’est pas travaillée autour des cavités sert d’impluvium, ce qui permet d’augmenter la quantité d’eau retenue dans les poquets. En avant saison, le paysan prépare un mélange de déchets organiques et de cendres séchés au soleil. Peu avant la saison des pluies, il dépose quelques poignées de poudre organique dans chaque trou. Les matières organiques attirent les termites qui creusent un labyrinthe de galeries étroites jusqu’à la surface. Ces galeries tapissées de matière riche en minéraux permettent l’infiltration de l’eau et la formation de poches d’eau en profondeur qui seront exploitées par les racines. Ensuite le cultivateur recouvre la surface d’un peu de terre afin que le compost naturel ne soit pas emporté par le ruissellement des premières pluies importantes ou par le vent. En même temps, plusieurs graines sont semées dans chaque poquet, c’est leur force de poussée qui permettra de soulever la croûte de sédimentation déposée au fond du trou.

Cette technique est une forme d’agriculture de précision où l’utilisation de l’eau est rationnelle et améliore les productions agricoles. Un travail préparatoire laborieux, la pénibilité de remuer un sol très dur manuellement, en période sèche, c’est-à-dire en période grosses chaleurs et de manque d’eau, un emploi de main d’œuvre abondant sont les principales contraintes de réalisation du zaï. Cependant ce savoir-faire millénaire permet d’améliorer le rendement des cultures et les conditions de vie dans des régions arides tout en réduisant l’érosion par l’eau, les vents et en réhabilitant le sol fortement dégradé.

Pour l’avenir, le zaï mécanisé offre une alternative prometteuse dans les conditions de petite agriculture pour optimiser un développement durable.