Chasse au gaspillage de l'eau.

Écrit par Super User. Publié dans Inf' eaux usagers.

        L’eau, cette ressource qui répand la vie depuis des millénaires, vénérée par les communautés animistes, puis sacralisée par toutes les religions, effroyablement saccagée, contaminée par deux siècles de pollution effrénée et dilapidée par la cupidité des hommes modernes. Mais il y a pire. Les canalisations françaises sont vieillissantes. Parfois âgées de plus de 50 ans, en fonte et d’acier et plus rarement de béton ou d’amiante ciment, elles ont subi les dommages liés à la corrosion et l’usure du temps. En effet, la qualité de l’eau se détériore et une part non négligeable de l’eau potable, quasiment la moitié, est perdue avant d’arriver chez l’usager. Cela veut dire que la moitié de l’eau prélevée dans le milieu naturel, que l’on a potabilisé, qui est prête à être distribuée aux consommateurs s’égare dans le sous-sol. Un comportement éhonté et un gaspillage peu visible, pourtant déplorable, un gaspillage rageant.Avant d’aller chercher toujours plus profond de l’eau dans les nappes qui ont mis des milliers d’années à se constituer, l’urgence est de revoir les réseaux de distribution et d’investir dans leur entretien et leur remplacement. Il y a devoir pour les collectivités, communes ou agglos d’avoir un réseau avec un rendement d’au moins 70 à 80%. Afin de rattraper les dégâts sur les réseaux de distribution par un manque d’entretien et de rénovation quasi inexistantes pendant des décennies, il y a obligation, maintenant, d’investissements lourds par les collectivités même pour un résultat qui ne sera que très peu visible du public. A l’international, notamment en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie l’eau est déjà en enjeu majeur mais aussi près de chez en Catalunyà, exactement à Barcelona. Le deviendra t-il en Catalogne Nord et en Languedoc et plus largement en France ? L’autre grand chantier lié à l’eau est dans les stations d’épuration. Elles doivent faire face à une nouvelle menace : les pollutions émergeantes résidus médicaments et pesticides sont de plus en plus présents dans les eaux usées. De nouvelles molécules problématiques et insidieuses qui doivent être traitées avec de nouvelles techniques. L’eau et l’assainissement sont un droit humain incontournable et l’eau propre, de plus en plus rare, n’a jamais aussi bien porté son nom : l’or bleu.

Le contrôle des eaux.

Écrit par Super User. Publié dans Inf' eaux usagers.

Le contrôle des eaux. Dans les communes rurales de faible importance, la qualité des eaux distribuées doit être vérifiée légalement 2 fois par an. Tant techniquement qu’économiquement, il est impossible d’effectuer un contrôle permanent identique à celui des grandes villes. En conséquence, et contrairement aux idées reçues, c’est dans les grandes villes que la qualité de l’eau en général est la plus sûre et la plus constante et, dans les petits villages que la qualité chimique (nitrates agricoles, pesticides) et bactériologique (pollution du réseau, contamination par les épandages) est la plus aléatoire

Droits et devoirs. 01

Écrit par Super User. Publié dans Inf' eaux usagers.

             Parmi les prochaines crises mondiales, il y aura la crise de l’eau. Car l’eau douce et salubre est de plus en plus rare. Sa pénurie ou sa mauvaise qualité engendre des milliers de morts chaque année, elle provoquera des tensions et des conflits. Mais elle génère, aussi, d’énormes profits, lorsqu’elle devient monopole d’intérêts privés. Peut-elle rester la marchandise qu’elle est devenue ? Beaucoup de gens pensent précisément l’inverse. Mieux répartie, suivant des règles de service public, elle doit redevenir un bien commun, disponible partout et pour tous.

Ÿ  L’eau doit être écologique. Préserver la ressource en eau est indispensable pour ne pas sacrifier sur l’autel du profit, à court terme, les besoins des générations futures.

Ÿ  L’eau doit être sociale. Car la solidarité impose de garantir l’accès à une eau de qualité et à un prix abordable à tous. 

Ÿ  L’eau doit être démocratique.  Les usagers, c’est-à-dire nous tous, supportent par leur facture d’eau, le financement du service, mais ils n’ont leur mot à dire sur rien. Informer et rendre les comptes publics doivent constituer des obligations pour ce nouveau service public de l’eau qu’il s’agit d’inventer. 

Pour ou contre ?

Écrit par Super User. Publié dans Inf' eaux usagers.

Mieux vaut-il boire de l’eau en bouteille que de l’eau du robinet ? Ce n’est pas sûr, il arrive même souvent que l’eau en bouteille soit de moins bonne qualité que l’eau du robinet. En France et plus généralement en Europe, l'eau publique subit un contrôle drastique à plusieurs niveaux et par plusieurs organismes de contrôle, indépendants les uns aux autres, avant qu'elle ne soit autorisée à être consommée. De plus, la fabrication des bouteilles en plastique mais aussi le transport, l’emballage constituent autant d’entorses aux bonnes pratiques environnementales, sans compter les déchets !

Contrairement à une idée fausse, les français ne sont pas les plus gros consommateurs  d’eau en bouteille. Depuis plusieurs années la tendence baisse.  Les plus gros consommateurs d’eau embouteillée au monde sont respectivement : les USA, le Mexique, la Chine, le Brésil, l'Italie, l'Allemagne, quelques places plus loin, la France. 

Retour de l'eau dans le giron public.

Écrit par Super User. Publié dans Inf' eaux usagers.

            Payer les actionnaires des multinationales, c’est un grand scandale ! Malheureusement, il va encore falloir investir longtemps dans leurs stations d’épurations et le traitement toujours plus poussé de l’eau même si c’est insuffisant car cela ne va pas améliorer la qualité de l’eau au niveau de la nappe phréatique. Le risque d’une augmentation du prix de l’eau s’avère donc important.

1). Exigeons de nos élus que l’argent prélevé sur nos factures soit géré totalement par le service public de l’eau, sous sa responsabilité et le contrôles des citoyens. Nous refusons très clairement que soit déléguée notre eau aux multinationales. L’argent public, c’est-à-dire celui des habitants, n’a pas vocation à rémunérer les entreprises privées qui exploitent notre eau pour réaliser des  méga-bénéfices.

2).  Refusons de continuer à payer pour les dividendes des actionnaires des multinationales de l’eau, qui s’enrichissent sur nos factures depuis trop longtemps déjà.

3). L’eau est déjà chère, il ne faut pas en rajouter ! Il convient d’ailleurs d’ajouter que la consommation d’une eau de qualité est vitale, c’est un droit humain fondamental ! Personne ne peut donc en être exclu. Nous sommes par conséquent pour l’interdiction de couper l’eau à ceux qui ne peuvent payer leur facture. Et pourquoi ne pas envisager un accès gratuit aux 40 premiers litres d’eau potable, ou la suppression de la « part fixe » et des abonnements.