L’eau en régie publique à Montpellier.

Écrit par Super User. Publié dans Inf' eaux usagers.

L’eau passe en régie publique à Montpellier.

A compter de ce 1er janvier 2016 les habitants de Montpellier Méditerranée Métropole devrait voir s’installer une régie publique de l’eau en lieu et place de la multinationale Véolia. En effet à cette date, une nouvelle régie publique doit entrer en service pour alimenter en eau potable les 337 000 habitants, collecter et épurer les eaux usagées financée par ses propres recettes et comptera dans son effectif 56 des 57 techniciens de l’ancien gestionnaire. Une baisse de tarif d’environ 10% doit normalement alléger la prochaine facture d’eau.

Le prix de l’eau est de 3,48 euros le m3 (1 000 litres) sur Montpellier (source tarif de l’eau). Ce prix comprend 0,78 E de redevance, 1,29 E de consommation d’eau potable, 1,42 E de collecte et d’épuration des eaux usagées.

Différence entre eau minérale et eau de source.

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 Il existe principalement deux types d’eaux d’origine souterraine mises en bouteilles et vendues dans le commerce : l’eau minérale naturelle et l’eau (généralement moins chère).

L’eau minérale naturelle.

La législation européenne la définit précisément : « une eau minérale naturelle est caractérisée par sa teneur en certains sels minéraux, les proportions relatives de ces sels minéraux, la présence d’oligo-éléments ou autres constituants et, la cas échéant, par certains effets, ainsi que par sa pureté originelle. »

L’eau minérale naturelle doit être :

  • D’origine souterraine.
  • Naturellement potable : aucun traitement n’est autorisé, hormis la séparation d’éléments comme le fer, le manganèse ou l’arsenic…et l’injonction ou l’élimination de gaz carbonique.
  • Dotée d’une minéralisation et d’une température constante à l’émergence.

Elle peut revendiquer des effets positifs sur la santé, s’ils sont dûment constatés par l’Académie de médecine (pallier des subcarences en minéraux, favoriser la diurèse, le fonctionnement gastrique.ect.). Mais cette caractéristique, héritée du thermalisme et traditionnelle dans les pays latins, tend à perdre de l’importance en raison de la complexité des études nécessaires pour démontrer scientifiquement qu’une eau est favorable à la santé.

L’exploitation est également réglementée : embouteillage à la source ; protection du point d’émergence ; contrôles fréquents des matériaux de captage, de conduite, de stockage, de lavage et d’embouteillage pour éviter toute pollution ou toute modification bactériologique et chimique ; nombreux contrôles physico-chimiques et bactériologiques de l’eau…

En France, c’est le ministère de la Santé qui attribue l’appellation « eau minérale naturelle » (il autorise alors l’embouteillage), sur un dossier préparé conjointement par les ministères de l’Industrie et de la Santé, et suite à l’autorisation préfectorale exigée pour le forage. Si l’eau minérale naturelle souhaite revendiquer des propriétés favorables à la santé, le dossier est soumis à l’Académie de médecine. L’avis de l’Agence française de sécurité sanitaire et des aliments est également requis.

L’eau de source.

Comme l’eau minérale, elle est d’origine souterraine et potable à l’état naturel, mais elle n’a pas l’obligation de la constance de sa composition minérale et ne peut revendiquer de propriétés favorables à la santé. L’eau de source est soumise aux mêmes normes de potabilité et de qualité que l’eau du robinet. Pour éviter toute ambiguïté, le terme « minéral » ne peut figurer sur l’étiquette d’une eau de source. 

Plus on est pauvre, plus on paie pour l’eau.

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                 Les plus pauvres n’ayant pas accès aux réseaux de distribution, s’adressent à des porteurs d’eau qui leur facturent le précieux liquide à des prix élevés. Les personnes vivant dans les bidonvilles de Bogota, de Jakarta, de Manille ou de Nairobi paient l’eau à l’unité 5 à 10 fois plus cher que les personnes vivant dans les zones plus nanties de leur propre villes et, davantage encore que les consommateurs de Londres, Paris ou de New-York.

On notera que les pauvres achètent l’eau à des tarifs très élevés mais qu’en plus du fait des transvasements, des transports, la qualité du liquide laisse à désirer et transmet microbes, virus, algues ou parasites pathogènes. Ces maladies, ces injustices, ces souffrances, cette perte de dignité du fait du manque d’eau sont porteuses de ressentiments et en fin de compte constituent une menace pour la paix dans le monde. Aux hommes raisonnables ayant des moyens, surtout les pays riches, la sagesse dicte d’aider et de débourser 10 milliards de dollars pour enrayer les souffrances et les drames liées à l’eau. Il faut savoir que cette somme est dépensée chaque jour par certains pour l’entretien de forces militaires. Ce serait là un excellent investissement pour la paix et pour un monde plus juste. 

 

L'éponge absorbe mais il faut la presser pour qu'elle s'exprime.

Proverbe allemand. 

 

Chasse au gaspillage de l'eau.

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        L’eau, cette ressource qui répand la vie depuis des millénaires, vénérée par les communautés animistes, puis sacralisée par toutes les religions, effroyablement saccagée, contaminée par deux siècles de pollution effrénée et dilapidée par la cupidité des hommes modernes. Mais il y a pire. Les canalisations françaises sont vieillissantes. Parfois âgées de plus de 50 ans, en fonte et d’acier et plus rarement de béton ou d’amiante ciment, elles ont subi les dommages liés à la corrosion et l’usure du temps. En effet, la qualité de l’eau se détériore et une part non négligeable de l’eau potable, quasiment la moitié, est perdue avant d’arriver chez l’usager. Cela veut dire que la moitié de l’eau prélevée dans le milieu naturel, que l’on a potabilisé, qui est prête à être distribuée aux consommateurs s’égare dans le sous-sol. Un comportement éhonté et un gaspillage peu visible, pourtant déplorable, un gaspillage rageant.Avant d’aller chercher toujours plus profond de l’eau dans les nappes qui ont mis des milliers d’années à se constituer, l’urgence est de revoir les réseaux de distribution et d’investir dans leur entretien et leur remplacement. Il y a devoir pour les collectivités, communes ou agglos d’avoir un réseau avec un rendement d’au moins 70 à 80%. Afin de rattraper les dégâts sur les réseaux de distribution par un manque d’entretien et de rénovation quasi inexistantes pendant des décennies, il y a obligation, maintenant, d’investissements lourds par les collectivités même pour un résultat qui ne sera que très peu visible du public. A l’international, notamment en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie l’eau est déjà en enjeu majeur mais aussi près de chez en Catalunyà, exactement à Barcelona. Le deviendra t-il en Catalogne Nord et en Languedoc et plus largement en France ? L’autre grand chantier lié à l’eau est dans les stations d’épuration. Elles doivent faire face à une nouvelle menace : les pollutions émergeantes résidus médicaments et pesticides sont de plus en plus présents dans les eaux usées. De nouvelles molécules problématiques et insidieuses qui doivent être traitées avec de nouvelles techniques. L’eau et l’assainissement sont un droit humain incontournable et l’eau propre, de plus en plus rare, n’a jamais aussi bien porté son nom : l’or bleu.

Le contrôle des eaux.

Écrit par Super User. Publié dans Inf' eaux usagers.

Le contrôle des eaux. Dans les communes rurales de faible importance, la qualité des eaux distribuées doit être vérifiée légalement 2 fois par an. Tant techniquement qu’économiquement, il est impossible d’effectuer un contrôle permanent identique à celui des grandes villes. En conséquence, et contrairement aux idées reçues, c’est dans les grandes villes que la qualité de l’eau en général est la plus sûre et la plus constante et, dans les petits villages que la qualité chimique (nitrates agricoles, pesticides) et bactériologique (pollution du réseau, contamination par les épandages) est la plus aléatoire