Le canal au cœur de Carcassonne.

Écrit par Super User. Publié dans Action éco-citoyenne.

         Lorsque Paul Riquet conçoit le tracé du canal du Midi aux environs de Carcassonne deux solutions se présentent à lui : soit il choisit l’option la plus économique, celle au nord de Carcassonne, soit il entreprend un crochet vers cette ville qui allonge le canal de deux kilomètres. En plus, ce tronçon nécessite de grands travaux d’excavation. Logiquement Paul Riquet demande à la ville une contribution financière afin de couvrir les frais, ce qui est refusé catégoriquement par les responsables politiques de la ville. Cette fin de non-recevoir obstinée oriente Paul Riquet vers la solution la plus économique. On ne peut imputer ce manque de vision au constructeur du futur plus grand ouvrage d’Europe qui transformera l’économie du Languedoc pour plusieurs siècles.

Dès la mise en service du canal, le constat est évident. Les coûts de transport par tombereaux, charrettes ou diligences pour les voyageurs depuis le canal jusqu’à la ville sont très élevés, provoquant la stagnation de l’économie de la ville. Force est de constater une erreur majeure dont Carcassonne subira les conséquences pendant tout le XVIIIème siècle. Dès 1680, plusieurs projets sont imaginés mais aucun n’est réalisé. Il faut attendre 1786 pour trouver un accord et l’acceptation du projet définitif par les Etats du Languedoc. Ce n’est quand 1810 que les péniches chargées de marchandises transiteront par le chef lieu du département de l’Aude, plus d’un siècle après le premier refus. Dès lors, le port fluvial situé à cent mètres de la bastide Saint Louis (centre-ville) et à quelques encablures de la Cité médiévale relance l’attractivité commerciale de la ville. Le bon sens citoyen est enfin revenu après plus d'un siècle d'interminables alternoiements. Aujourd’hui Carcassonne est la seule ville de France a posséder deux sites classés au Patrimoine mondial de l’Unesco : la Cité médièvale de Carcassonne et le canal du Midi ! 

Le port fluvial de Carcassonne (Aude) est inauguré le 31 mai 1810 en même temps que son tracé urbain mais que de temps perdu ! 

Sauver le corail rouge de Méditerranée.

Écrit par Super User. Publié dans Action éco-citoyenne.

             Le magnifique corail rouge de Méditerranée est un cnidaise à croissance très lente qui vit dans des habitats rocheux ombragés entre 5 et 400 mètres sur les fonds marins de Mare Nostrum. Le « Corallium rubrum », son nom latin, est récolté depuis des millénaires, son squelette calcifié est un organisme marin fascinant, capable de susciter des passions que l’on soit pêcheur corailleur, bijoutier, femme élégante ou simple plongeur. Il est utilisé pour confectionner des bijoux, des amulettes et comme médication. Depuis 2015, le corail rouge est inscrit sur la liste de l’IUCN (Union pour la Conservation de la Nature) qui recense les espèces en voie d’extinction.

En Catalunya, un rapport publié par un collectif de 14 scientifiques membres de 5 centres de recherche, a tiré la sonnette d’alarme en 2017 et préconisé un arrêt du prélèvement car 90% des colonies sont dans un « état de conservation critique ». Pire, la majorité des récifs seraient considérés comme « écologiquement éteinte » ! La Généralitat s’est aussitôt placée dans le sillage des spécialistes, en novembre 2017, elle a suspendu l’exploitation du corail rouge sur la partie nord de son littoral, pour une durée de 10 ans (jusqu’au 31 décembre 2027). Mais l’interdiction ne porte que sur les eaux intérieures, qui sont sous la responsabilisation du gouvernement catalan. C’est le moment qu’à choisi le gouvernement central de Madrid pour délivrer 12 licences d’exploitation et de vente du corail rouge sur une zone située entre le cap Bégur (province de Girona) et Arenys de Mar (province de Barcelona). Ces mesures à contre-courant des estimations de protection sont, ni plus, ni moins, qu’un permis d’éradication totale de cette espèce emblématique et de grand intérêt écologique non seulement sur la Costa Brava mais aussi sur le pourtour du golfe du Lion.

En Catalunya, les écologistes catalans ont réagi aussitôt. Soixante-dix (70) associations motivées ont lancé une campagne de protestation et envoyé une lettre à la ministre de l’Environnement. Joaquim Garrabou, un chercheur de l’Institut des Sciences de la Mer (ICM) de Barcelona est devenu le porte-parole de ce mouvement. Il déclare : « les licences accordées vont compliquer la lutte contre le braconnage et la surexploitation du corail rouge sur la Costa Brava ». Il ajoute : logiquement les corailleurs ne peuvent prélever des coraux dont la taille est inférieure à 7 mm. Certains respectent ce diamètre minimal, mais d’autres ont tout arraché. D’autre part, les moyens de contrôles sont nettement insuffisants sur la zone afin d’éviter toute dérive.

Les scientifiques et les écologistes brandissent les recommandations internationales de la Commission Générale de Pêche en Méditerranée (CGPM) qui préconise un arrêt temporaires des prélèvements « à des profondeurs inférieures à 50 mètres ». Un avertissement qui ne vaut pas seulement pour les colonies catalanes, mais pour tous les récifs de Méditerranée. En France, la pêche de corail en Méditerranée est réglementée. Il faut espérer que cette croisade pour sauver « l’or rouge » sera couronnée de succès car que sera notre Méditerranée sans l’un de ses fleurons parmi les beaux ! Il faut espérer que cette bouteille lancée à la mer n’échouera pas !

Captage, distribution, retour originel.

Écrit par Super User. Publié dans Action éco-citoyenne.

Captage, distribution, retour originel. 

1.). L’eau est pompée d’un lac, d’un fleuve, d’une rivière ou d’une nappe aquifère souterraine.

2.). Elle est acheminée vers une usine de traitement

3.). Elle est débarrassée des débris plus ou moins gros, des déchets, puis elle est filtrée plus finement.

4.). Elle subit un traitement chimique pour être désinfectée.

5.). Purifiée, elle est stockée dans château d’eau ou grands réservoirs.

6.). Transport à travers les réseaux de distribution jusqu’au robinet.

7.). Une fois utilisées, les eaux dites usées sont collectées dans les égouts.

8.). Transfert vers la station d’épuration ou usine de traitement.

9.). Les eaux usées sont soumises à divers nettoyages et contrôles stricts.

10.). Les normes de propreté atteintes, les eaux sont rejetées dans leur milieu naturel.

La parade des corbs.

Écrit par Super User. Publié dans Action éco-citoyenne.

       Les corbs sont les plus élégants et les plus gracieux des poissons qui vivent sur les fonds rocheux de la Côte Vermeille. Ils vivent en petits groupes qui paradent non loin d’une anfractuosité de rocher dans laquelle ils se réfugient dès qu’ils se sentent menacés. Ils ont la particularité d’émettre des sons à l’aide de leur vessie natatoire pour donner l’alerte. Ce poisson est un carnivore à activité nocturne qui se nourrit principalement de crustacés, de mollusques, de poissons de fond pour les plus gros. Indolents, sociables, ils cohabitent souvent avec les mérous, devenant la proie facile et particulièrement exposée aux flèches des chasseurs sous-marins. Sa raréfaction est si manifeste en dehors des aires marines protégées qu’il paraît urgent d’engager des mesures de protection de cette espèce, ce qui a poussé les associations à demander leur protectorat.

Les bons gestes 01.

Écrit par Super User. Publié dans Action éco-citoyenne.

1).   Ne gaspillez pas l’eau, attention aux fuites.

2).   Evitez de jeter dans l’évier des produits polluants.

3).   Respectez les doses des produits de lavage.

4).   Limitez l’usage des désherbants.

5).   Vérifiez régulièrement votre réseau de distribution d’eau potable.